Dominique Meeùs
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Auteurs : A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W, X, Y, Z,
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Comme le donnent à penser les nos ISBN différents, cette troisième édition n’est pas juste une réimpression mais une actualisation du livre de 1975 et de sa réédition en 1979. Dans la présente édition de 1983, je trouve des références à des évènements ou des articles de 1982.
Oh ! merveille — les notes de bas de page sont… en bas de page. Par contre, il n’y a pas à la fin de rubrique bibliographie. Elle recourt au procédé op. cit., ce qui impose de lire le livre sous forme digitale pour pouvoir rechercher où elle cite pour la première fois tel livre ou article. Sous Further Readings, il y a beaucoup, mais beaucoup moins que tout ce qui est cité.
C’est un tableau assez complet de la situation de la femme depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Sans doute pour ne pas décourager les lectrices et lecteurs, Barbara Sinclair rejette en seconde partie l’histoire, pour commencer, en première partie, par la situation du présent (de l’écriture). Écrit en 1975 et revu en 1979 et en 1983, c’est à la fois un regard proche sur le début de la seconde vague et un exposé très complet et très documenté, bien que souvent par des références de seconde main (auteurs citant d’autres) ou des erreurs dans les références. Ce n’est donc en rien un ouvrage scientifique, mais une introduction à l’ensemble du sujet. Je détaille les chapitres et leurs subdivisions pour donnée une idée de la richesse du livre. C'est même un peu trop de détail, mais c'est aussi que je veux y insérer mes notes pour les situer dans cette structure.
xiPreface1 part oneBarbara Sinclair, The women’s movement, Reexamination of Sex Difference Studies
24Feminist Reexamination of Sex Difference StudiesMargaret Mead studied three New Guinea tribes and found that our assumptions about normal female and male psychology simply do not apply. In two of the tribes, male and female are not expected to, and in fact do not, display different personality traits. (Sex and Temperament in Three Primitive Societies.)
Placing upon the mother the sole responsibility of child care is bad for her and bad for the child. According to Margaret Mead,
At present the specific biological situation of the continuing relationship of the child to its biological mother and its need for care by human beings are being hopelessly confused in the growing insistence that child and biological mother, or mother surrogate, must never be separated…
« By custom, women have taken the name of their husband upon marriage » et selon certains juristes, ce serait bien une habitude, pas une obligation dans la common law. Mais beaucoup de juristes déclarent que l’adoption du nom de famille du mari par la femme, du jour de son mariage, c’est bien une règle de la common law et cette présomption est passée dans les lois de nombreux États. (Nous sommes aux États-Unis.) De là, ça passe à toute sorte de lois et de règlements, sur le permis de conduire, l’inscription au registre des électeurs et autres circonstances administratives. Parfois certaines femmes ont contesté cette obligation et parfois la Cour suprême leur a donné raison. D’autres, cherchant à utiliser leur propre nom, se sont attiré plein d’ennuis.
Le même problème s’est posé, dans les grandes lignes, dans tous les pays. En Belgique, depuis toujours (ce qui pour la Belgique veut dire 1830), la femme conserve son propre nom de famille comme identité officielle, légale, même si, comme ailleurs, il est habituel qu’elle adopte le nom de son mari dans l’usage. La loi le tolère, au sens que cet usage n’est pas considéré comme le recours à un faux nom, mais seul le propre nom de la femme n’a de valeur légale, donc aussi contractuelle, etc.
Quelle que soit la loi, l’usage conduit des femmes à publier sous le nom de leur mari. Beaucoup de féministes, même, n’ont pas échappé à ce piège ! J’ai été frappé, pour l’écrivaine, littéraire ou scientifique, des conséquences d’un divorce. S’étant « fait un nom » (celui du mari) par des publications antérieures, elle est conduite à continuer à publier sous ce nom qui ne correspond plus à rien d’actuel, parfois même après avoir trouvé un autre mari. Une femme mariée, utilisant dans la vie privée le nom du nouveau mari qu’elle aime, publie cependant sous le nom d’un ancien mari, qui lui est devenu étranger, si pas détesté. (Ce ne doit pas être amusant pour le mari d’avoir une épouse qui publie sous le nom d’un ex-rival.) Comme je le note dans la page Barbara Louise Sinclair, elle-même aurait vécu ce problème, mais elle a, contrairement à beaucoup d’autres, décidé d’abandonner le nom du mari.
Curieusement, cette absurdité moyenâgeuse semble largement maintenue, encore au premier quart du 21e siècle, dans la plupart des pays, mais semble depuis longtemps en voie de disparition, ou presque tout à fait disparue, en Belgique. Il me semble qu’en Belgique, sans doute en gros depuis la seconde vague du féminisme, de plus en plus de femmes mariées abandonnent l’usage du nom du mari dans la vie professionnelle et en particulier dans l’écriture, comme nom d’autrice. Je suis donc de plus en plus surpris, plus de cinquante ans après ce tournant en Belgique, de voir cette tradition patriarcale, féodale, encore acceptée par la plupart des femmes ailleurs.
160The Law of Support162Credit164Single Women: There Ought to Be a Law165Women as Workers: Laws on Employment165Women Need Not Apply167Protective Laws168The 1963 Equal Pay Act and Title VII of the 1964 Civil Rights Act176Sexual Harassment177Title IX179The Equal Rights Amendment183 part twoContre ceux qui jugent que rien ne change, elle souligne la variété. Elle ne dit pas évolution, histoire… et ne se réfère jamais à Marx ni à Engels. Elle les a probablement lus, et même de manière approfondie. Mais il se peut qu’elle ait jugé opportun pour la réception de son livre de ne s’y référer qu’indirectement. Je pense à cela en voyant comment elle présente, par exemple, une conception typiquement « matérialiste historique » de l’idéologie en ne citant que Childe. Elle ne mentionne pour la première fois Marx et Engels et le marxisme qu’au chapitre 9, sous Socialist Countries, comme si elle ne voulait pas les reprendre à son compte. Elle reparle bien sûr du marxisme au chapitre 12 à propos de la seconde vague du féminisme, sous Socialist Feminists et au chapitre 14 sous Socialist Feminism.
Barbara Sinclair, The women’s movement, Women in Primitive Societies
185Women in Primitive SocietiesElle rappelle Margaret Mead (dont elle a parlé plus haut) sur la variété des cultures en Nouvelle Guinée.
1Not merely the attitudes but the actual relations and status of men and women differ in various societies. In hunting and gathering societies, which were the predominant form during 99 percent of human history, men and women were roughly equal.2
2.Ruby Rohrlicht-Lequitl [sic], “Gatherer-Hunters,” in Barbara Bellow Watson, ed., Women’s Studies: The Social Realities (New York: Harper’s College Press, 1976), pp. 181-201.↵
So far, it can be observed that the attitudes and status of women and men, as well as the forms of marriage and family, differ drastically in various societies. How and why?
Some argue that the biology of sex itself determines that women are limited to home and children and must play an inferior role in the economy, in public affairs, and even in the home. According to this view, all social forms everywhere can be explained by biological determinism. […]
The problem with this approach is that the biology of sex is a constant throughout history and a constant cannot be used to explain changes in societies. […] Neither can the biology of sex be used to explain differences between societies because it is the same in each society: the biology of American men and women is no different from that of the Tchambuli of New Guinea.
Judith Brown (Brown 1970) propose une hypothèse de division du travail qui ne serait pas un déterminisme biologique (donc une constante, comme l’objecte justement Barbara Sinclair), mais une conséquence pratique du sexe biologique, liée à un certain mode de vie.
In most primitive societies the group doing the labor and providing the food has a high status, while the opposite is often true in more advanced societies. We saw that among the Tchambuli of New Guinea, women tend to be aggressive and dominant[…]. This is closely related to the fact that Tchambuliwomen fish and sell their catch in the market […]
Why is the ideology and the whole conditioning process what it is in each society ? The basic answer is that in the long run an ideology develops that conditions people to accept what is necessary for the operation and survival of the society under existing power relationships. Different economic conditions require different divisions of labor, and the society will socialize people to think that the division is natural.
On pourrait penser là qu’elle a lu ça chez Marx, mais, à l’appui, elle cite Vere Gordon Childe.
189Hunting and Gathering Societies (Old Stone Age)For 1 to 2 million years, human societies were based on hunting animals and gathering wild food. The available evidence indicates that the men did most of the hunting, while the women gathered fruits, vegetables, and grains. So this first division of labor was along sexual lines. […] It appears that the biological facts of childbirth and nursing did limit women’s mobility, so it made more sense for men to do the wide-ranging hunting.
Elle rejoint ici en fait (mais sans la citer) le point de vue de Brown 1970 dont je parlais plus haut, un point de vue pratique (« it made more sense ») dans ces circonstances, pas de déterminisme biologique.
These were small groups, all relatives, of 20 to 200 people. There was little private property except one’s immediate tools or weapons, and very little wealth or property of any kind. There was no government. People worked as a collective unit and shared collectively by tradition and out of the necessity for survival.
“The large collective household was the community, and within it both sexes worked to produce the goods necessary for livelihood… Women usually furnished a large share — often the major share — of the food.”
Many hunter-gatherers, such as the Bushmen of the Kalahari Desert, depended primarily on fruits and vegetables gathered by women; the meat provided by men was a luxury.
De lents progrès conduisent à de grands changements, au Néolithique (p. 191), l’agriculture (« domestication of plants ») et l’élevage (« domestication of animals »), dans un ordre différents selon les sociétés, mais le plus souvent agriculture d’abord.
De nouveau, cela ne change rien à la biologie des hommes et des femmes, mais comme les hommes chassaient, les femmes connaissaient mieux les plantes et ce sont donc elles qui ont développé l’agriculture. Familiers des animaux, les hommes ont réussi à en domestiquer certains. Ce sont sans doute les femmes aussi qui ont inventé la poterie, les fours, le pain…
Les femmes continuent donc à apporter au groupe une importante contribution qui leur vaut un haut statut :
“The earliest Neolithic societies throughout their range in time and space gave woman the highest status she had ever known.”
Cette affirmation sur le statut des femmes est liée à l’idée que la nourriture végétale est prépondérante, vu le caractère plus incertain de la chasse (page 191). Mais le rapport entre viande et végétaux doit être très dépendant de l’environnement. On ne mange sans doute pas en Afrique la même proportion de viande qu’en Europe et dans des époques climatiques diverses.
L’idée qu’une plus grande contribution au travail social assure un plus haut statut ne vaut qu’avant les sociétés de classe (page 192). Dans la sociétés de classe, ceux qui ont le statut le plus élevé ne travaillent pas !
Une plus grande productivité donne des groupes plus grands. (P. 192, elle dit 300 à 400, par opposition à 20 à 200 plus haut, p. 190.) La bande devient un clan, attaché à un territoire (propriété collective). Tant que les femmes ont un rôle prédominant dans la production, le clan serait matrilinéaire et les femmes gardent un haut statut. (P. 193-193.) Si l’élevage devient prédominant, le clan deviendrait patrilinéaire et patriarcal, au sens propre, originel : on respecte un vieil ascendant mâle et on lui accorde une certaine autorité. Dans ces clans matrilinéaires ou patrilinéaires, il n’y aurait toujours pas de patriarcat, au sens moderne de suprématie masculine (et certainement jamais, à l’inverse, de matriarcat, au sens de suprématie féminine), mais une relative égalité entre hommes et femmes. (P. 193.) En haut de la page 193, elle mentionne la présence du frère de la femme (A woman is always elected clan leader, though her brother leads all ceremonies), mais sans aborder ce que ça peut vouloir dire d’autorité des hommes et des femmes.
193The Advent of SlaveryElle entame ce paragraphe sur l’esclavage par une conclusion sur le stade précédent :
The Neolithic life was a hard life for all, but the relationship between men and women tended to be characterized by “dignity, freedom and mutual respect.”22 The clan had a collective economy and no slaves. How did all this change in a few thousand years?
22.Kathleen Gough, “The Origin of the Family,” in Rayna R. Reither, ed., Toward An Anthropology of Women (New York: Monthly Review Press, 1975), p. 75. [Gough 1975.]↵
Le grand changement vient de l’utilisation de la force animale dans l’agriculture. Les femmes travaillaient la terre avec une houe primitive. Si on fait tirer une sorte de houe par un animal, on a en quelque sorte une charrue primitive.
“The first step, perhaps, was to make a pair of oxen to drag over a field a variant on the hoe that women had hitherto wielded — a plough.”
Comme ce sont les hommes qui ont l’habitude de commander les animaux3, ce sont eux qui vont remplacer les femmes dans le travail de la terre, ce qui est un tournant dans la division sexuelle du travail et affecte le statut des femmes. (Encore référence à Gough 1975, p. 89.)
Ici (page 194) sans référence, la supposition, qui me semble audacieuse (pour ne pas dire plus), après que les femmes aient inventé toutes les techniques, que ce sont les hommes qui inventent la roue et, de là, le tour de potier, et ont alors repris des femmes le métier de la poterie.
Women, whose shoulders were the oldest means of transport, were replaced by animals pulling wheeled vehicles. Along with the animals came male drivers. Besides the wheel for vehicles, men also invented the potter’s wheel; henceforth pottery was done by men. These male inventions helped women live better, but reduced their status. When women no longer carried the heaviest burdens, did most of the agriculture, and made the pottery, the economic bases of women’s equal status were removed as well. After men took over agriculture, transport, and pottery, as well as cattle raising, most societies became patriarchal. The male dominated the family or household, which included married sons and their families.
Si je récapitule, on a une première division sexuelle du travail : les hommes chassent, les femmes collectent (et s’occupent plus des enfants) ; deuxième : aux femmes l’agriculture (et des tas d’industries annexes) et aux hommes l’élevage ; troisième : aux hommes l’agriculture et l’élevage et aux femmes le reste. Cependant :
Yet even male economic dominance did not automatically mean the total subordination of women — any more than it did in predominantly herding societies. What sealed the doom of women was the coming of slavery and/of serfdom…
L’augmentation de la productivité permet d’employer des prisonniers de guerre comme esclaves. (P. 195.) La richesse devient inégale, les riches peuvent s'opposer à la démocratie antérieure. On a une division en classe. La propriété privée et l'autorité s'héritent en lignée masculine. On retrouve les thèses d’Engels dans l’Origine de la famille… (avec un narratif unique, excluant toute diversité). (Mais là encore, elle cite What Happened in History de Childe, et non Engels.) Je n’ai jamais bien vu pourquoi l’esclavage renforce la position des hommes contre les femmes. Mais sans doute faut-il voir chacun des facteurs pouvant conduire à une relative suprématie masculine non pas isolément, mais renforçant les précédents.
L'épouse est tenue à une fidélité sexuelle totale à son époux, pour que l'héritage n'aille pas à des bâtards. Il est curieux que Barbara Sinclair, comme la plupart des auteurs qui disent ça, ne se demandent jamais en quoi ça pourrait intéresser la majorité pauvre de la population.
« Later, in Athenian Greece, 80 percent of all women were slave women; that is, property. » (Page 195. Référence souhaitée, serait-on tenté de marquer si c'était une page Wikipédia.) Affirmation légère (pour rester poli), alors qu'on connaît mal le nombre d'esclaves à Athènes et qu'en plus, ça dépend des époques.
197Feudalism« In Western Europe, slavery was followed by feudalism. » (Page 197.) Il y a eu, dans notre histoire culturelle, de l'esclavage à Athènes et dans le Latium. Cela me semble loin de l'Angleterre et de la France. C'est de nouveau une périodisation simpliste et abusive de l'histoire de l'humanité. « Serfs were slightly better off than slaves. » C'est trop peu dire. Ce sont deux états complètement différents.
In the first century, St. Paul said:
The head of the woman is the man… For a man… is the image and glory of God… I suffer not a woman to teach, nor to usurp authority over the man, but to be in silence.
A few hundred years later, St. Augustine repeated the notion:
The woman herself is not the image of God; whereas the man alone is the image of God…
Finally, in the thirteenth century, St. Thomas Aquinas could still write:
As regards the individual nature, woman is defective and misbegotten, for the active force in the male seed tends to the production of a perfect likeness in the masculine sex; while the production of woman comes from a defect in the active force.
Pour les femmes, le couvent offre une protection et parfois une promotion :
During the early feudal era even free women and the wives and daughters of lords had little freedom. One important outlet for women was the nunnery. There, serf women still did all the hardest work but were protected from male exploitation. Upper-class women had the opportunity to get an education, which they were otherwise denied. Furthermore, they could live their own lives, practice management and business, and assume leadership roles respected by the whole community. From the sixth to the twelfth centuries, nuns were treated on an equal basis with monks. In fact, the women who headed the larger nunneries often were the representatives of the king or the pope in that area. They had judicial powers to try and to sentence people, and they sometimes even raised armies. Education and scholarship were highly regarded in nuns, so there were some famous women scholars at a time when most people lived in total ignorance.
La première fois que j'ai entendu cette considération (dans une formation sur le féminisme), j'ai été très choqué de ce qu'on considère comme libération le fait d'être emprisonnée. Mais il est vrai que ça doit être mis en balance avec la situation des femmes d'alors. (Et il faut distinguer le cas de la femme qui choisit le couvent comme refuge de celui de la femme dont la famille se débarrasse de cette manière.)
Women monopolized weaving and spinning in most of Europe — hence the name “spinster” for older unmarried women.
Les femmes d'affaires :
As early as the thirteenth century, the beginning of capitalist relations caused some improvements in the lives of well-to-do bourgeois women, due to their greater economic strength. They were still treated as inferiors, however. There were legal changes that allowed a married woman who was engaged in trade to be considered legally as a femme sole or single woman.38 In other words, feudal law gave married women no rights, so when women began to go into business they were treated as if they were single. As women went into commerce on a wider scale, their legal and social position began to rise, although very slowly.
38.Eileen Power, “The Position of Women,” in Susan Bell, ed., Women: From the Greeks to the French Revolution (Belmont, Calif.: Wadsworth, 1973), p. 163. Ms. Power has written a great deal on medieval women in other books and articles.↵
Comparer avec le Brabant (Jelle Haemers, Andrea Bardyn & Chanelle Delameillieure (dir.), Wijvenwereld, 2019, sur la base de documents pour la plupart d’entre 1350 et 1550).
Encore la périodisation à la noix qui fait passer la femme européenne de la période de l'esclavage à la période de la féodalité :
Although women played a greater economic role in the feudal period than stereotypes would indicate, they continued to be fettered legally and prohibited from participating in public life, as they had been under slavery.
Dans la noblesse, on a des mariages arrangés (et l'amour courtois). C'est autre chose en ville…
… in the late feudal period :
the artisan class in the towns followed a life-pattern that gave new meaning to marriage. The growth of craft production established a mutuality of interest within the family. The master of a trade performed his tasks at home, assisted by his wife and children.
202The Transition to Capitalism205The Enlightenment and the French Revolution208Women Under French Capitalism210Women Under British Capitalism216 9. Women in the Contemporary World216Western Europe216Legal Rights217Political Rights and Political Power217Women and Employment220Social Policy221Feminist Movements in Western Europe222Socialist222Women and Marxism
Elle cite le Manifeste du Parti communiste sur la famille. (Comme souvent, elle le cite indirectement : elle ne donne pas la référence d’une édition du Manifeste, elle cite Peggy Morton (Morton 1971, dans la version du recueil Altbach 1971) citant et commentant le Manifeste.)
225Women in the Soviet Union232Women in Communist China237Women in the Third World242 10. A Century of Struggle:Similar arguments were made by sociologists like Talcott Parsons, who found our present sexist ideology and family structure to be “functional” or useful for preservation of the status quo. (True, but that assumes we want the status quo.) Even the anthropologists, like Margaret Mead, whose work had shown the great variety of men’s and women’s roles in primitive cultures, went back to look again armed with Freudian categories. And lo and behold! They found what they looked for: that primitive women were very happy because they did nothing but have babies, fulfilling their “true” sexual roles.