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Edelman, G. M. (1992). Biologie de la conscience A. Gerschenfeld, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob. 
Added by: Dominique Meeùs (2011-02-16 08:38:13)   Last edited by: Dominique Meeùs (2016-05-30 19:23:29)
Resource type: Book
ID no. (ISBN etc.): ISBN:2-7381-0177-1
BibTeX citation key: Edelman1992
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Categories: Biologie
Keywords: cerveau, conscience, esprit, neurobiologie, sciences cognitives
Creators: Edelman, Gerschenfeld
Publisher: Éditions Odile Jacob (Paris)
Views: 3/1615
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Popularity index: 10.5%
Librairie    Pêle-Mêle, Bruxelles
Added by: Dominique Meeùs  
Date d’achat    samedi 12 février 2011
Added by: Dominique Meeùs  
Quotes
pp.286-287   Cela nous amène à la question qui nous intéresse : puisque la théorie [quantique] est déjà si étrange, pourquoi ne pas la rendre encore plus étrange en imaginant qu’il existe des champs ou des dimensions physiques supplémentaires, non encore découverts, qui pourraient nous révéler la vraie nature de la conscience ? En fait, il s’agit là d’une façon subtile, mais également plus repoussante, de faire encore une fois de la physique un épouvantail de service. Le point de vue adopté par le mathématicien et astrophysicien Roger Penrose dans son livre de grande envergure intitulé The Emperor’s New Mind, qui a justement pour thème la nature de la conscience, en est un bon exemple. Le livre abonde en exemples très clairs des paradoxes de la physique et en descriptions des limitations axiomatiques des mathématiques. En se fondant sur sa seule intuition, issue de son expérience personnelle de mathématicien et de l’appréciation de ces limites axiomatiques, Penrose rejette l’idée selon laquelle le cerveau serait un ordinateur. Il met en évidence les limites de la mécanique quantique et de la relativité dans des domaines où les dimensions sont si petites (inférieures à ce qu’on appelle la longueur de Planck, qui est égale à 10exp−33 cm) que de telles théories ne s’appliquent plus. Et il en appelle à une théorie de la gravitation quantique qui permettrait d’étendre ces théories. Ensuite, grâce à une remarquable pirouette, il suggère que le mystère de la conscience sera résolu lorsqu’une théorie satisfaisante de la gravitation quantique aura été construite.
     Je suppose que son raisonnement est le suivant : […] Les lois physiques telles qu’elles sont formulées actuellement ne rendent pas compte de la conscience. Et elles sont également incapables d’expliquer la gravitation quantique. Mais alors, peut-être que si nous parvenions à expliquer la gravitation quantique, elle nous fournirait des pistes à propos de la conscience, qui semble planer au-dessus de toutes nos théories !
     Il est clair que la physique tient ici le rôle d’épouvantail de service — plus raisonné, peut-être, que nombre de ceux dont nous parlent les tracts religieux et les livres d’occultisme, mais pas plus bénéfique pour autant. En fait, bien que le livre de Penrose contienne un grand nombre d’excellentes descriptions physiques, il a peu de chose à voir avec le problème de la conscience en tant qu’intentionnalité, car il néglige les connaissances à la fois psychologiques et biologiques qui sont essentielles à la compréhension du problème. La description de Penrose est un peu comme celle d’un écolier qui, au cours d’un examen, ne sachant pas la formule de l’acide sulfurique, fait à la place une merveilleuse description de son chien Médor.
     Ce qui manque à la description de Penrose et à d’autres, c’est une sobre analyse scientifique des structures et des fonctions les plus liées à l’état conscient : une description de la vraie psychologie, des vrais cerveaux et de leur biologie sous-jacente. Bien que la physique fournisse évidemment les bases nécessaires à la biologie, elle ne s’intéresse ni aux structures, ni aux processus, ni aux principes biologiques. Ceux-ci sont très particuliers et bien plus manifestement liés à l’esprit que les idées générales de symétrie et de mesure quantique — aussi essentielles ces idées soient-elles à la compréhension de l’existence de toute chose. En fait, il est beaucoup plus raisonnable de construire et de tester une théorie de l’esprit fondée sur des processus biologiques que de postuler que des théories physiques exotiques pourraient en fournir une explication. Après tout, il existe suffisamment de preuves directes du fait que l’anatomie influe sur la conscience.   Added by: Dominique Meeùs
Keywords:   conscience gravitation quantique Penrose
Comments:
Il se réfère à (Penrose, 1989), traduction française (Penrose, 1993).

Penrose, R. (1989). The emperor’s new mind: Concerning computers, minds and the laws of physics. Oxford et New York: Oxford University Press.
Penrose, R. (1993). L’esprit, l’ordinateur et les lois de la physique F. Balibar & C. Tiercelin, Trans. Paris: Interéditions.   Added by: Dominique Meeùs  (2011-02-16 08:54:40)
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