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Wittgenstein, L. (1993). Tractatus logico-philosophicus, suivi de investigations philosophiques P. Klossowski, Trans. Paris: Éditions Gallimard. 
Added by: Dominique Meeùs (2009-08-24 09:41:13)   Last edited by: Dominique Meeùs (2009-08-30 21:59:34)
Resource type: Book
ID no. (ISBN etc.): ISBN:2-07-070773-3
BibTeX citation key: Wittgenstein1961c
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Categories: Philosophie
Keywords: langage
Creators: Klossowski, Wittgenstein
Publisher: Éditions Gallimard (Paris)
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Quotes
p.29, Chapter Tractatus   1. — Le monde est tout ce qui arrive.
1.1 — Le monde est l’ensemble des faits, non pas des choses.   Added by: Dominique Meeùs
p.29   2. — Ce qui arrive, le fait, est l’existence d’états de choses.   Added by: Dominique Meeùs
p.36   3. — Le tableau logique des faits constitue la pensée.   Added by: Dominique Meeùs
p.40   3.3 — La proposition seule a un sens ; et ce n’est que dans le contexte d’une proposition qu’un nom a une signification.   Added by: Dominique Meeùs
pp.45-46   4. — La pensée est la proposition ayant un sens.
4.001 — La totalité des propositions est le langage.
4.002 — L’homme possède la faculté de construire des langages, par lesquels chaque sens se peut exprimer, sans avoir nulle notion ni de la manière dont chaque mot signifie, ni de ce qu’il signifie. — De même que l’on parle sans savoir comment sont émis les sons particuliers de la parole.
     Le langage quotidien est une partie de l’organisme humain, et pas moins compliqué que ce dernier.
     Il est humainement impossible d’en extraire immédiatement la logique du langage.
     Le langage travestit la pensée. Et notamment de telle sorte que d’après la forme extérieure du vêtement l’on ne peut conclure à la forme de la pensée travestie; pour la raison que la forme extérieure du vêtement vise à tout autre chose qu’à permettre de reconnaître la forme du corps.
     Les arrangements tacites pour la compréhension du langage quotidien sont d’une énorme complication.
4.003 — La plupart des propositions et des questions qui ont été écrites sur des matières philosophiques sont non pas fausses, mais dépourvues de sens. Pour cette raison nous ne pouvons absolument pas répondre aux questions de ce genre, mais seulement établir qu’elles sont dépourvues de sens. La plupart des propositions et des questions des philosophes viennent de ce que nous ne comprenons pas la logique de notre langage.
     (Elles sont du même genre que la question de savoir si le Bien est plus ou moins identique que le Beau.)
     Et il n’est pas étonnant que les problèmes les plus profonds ne soient en somme nullement des problèmes.
4.0031 — Toute philosophie est « critique du langage ». (Non pas, il est vrai, au sens de Mauthner.) Le mérite de Russell est d’avoir montré que la forme logique apparente du langage n’a pas besoin d’être sa forme réelle.   Added by: Dominique Meeùs
pp.47-49   4.021 — La proposition est une image de la réalité : car je connais l’état des choses qu’elle représente, si je comprends la proposition. Et je comprends la proposition sans que son sens m’ait été expliqué.
4.022 — La proposition montre son sens.
     La proposition montre ce qu’il en est, quand elle est vraie. Et elle dit qu’il en est ainsi.
4.023 — La réalité doit être déterminée par la proposition soit par « oui », soit par « non ».
     Pour cela il faut qu’elle soit intégralement décrite par la proposition.
     La proposition est la description d’un état de choses.
     Tel on décrit un objet d’après ses propriétés externes, tel la proposition décrit la réalité d’après ses propriétés internes.
     La proposition construit un monde à l’aide d’un échafaudage logique et c’est pourquoi on peut reconnaître à la proposition comment se comporte tout ce qui est logique, quand elle est vraie. On peut tirer des conclusions d’une proposition fausse.
4.024 — Comprendre une proposition, c’est savoir ce qui arrive, quand elle est vraie.
     (On peut donc la comprendre sans savoir si elle est vraie.)
     On la comprend quand on comprend ses parties constitutives.
4.025 — La traduction d’une langue dans une autre procède en traduisant non pas chaque proposition de l’une dans une proposition de l’autre, mais rien que les parties constitutives de la proposition.
     (Et le dictionnaire traduit non seulement des substantifs, mais aussi des verbes, des adjectifs, des conjonctions, etc. ; et il traite également de tous.)
4.026 — Les significations des signes simples (des mots) doivent nous être expliquées pour que nous les comprenions.
     Mais c’est par les propositions que nous nous expliquons.
4.027 —— Il est dans l’essence de la proposition qu’elle puisse nous communiquer un sens nouveau.
4.03 — Une proposition doit communiquer au moyen d’expressions anciennes un sens nouveau.
     La proposition nous communique un état de choses, elle doit donc être essentiellement en connexion avec l’état de choses.
     Et la connexion en effet consiste en ce que la proposition est l’image logique de l’état de choses.
     La proposition n’exprime quelque chose que pour autant qu’elle est une image.
4.031 — Dans la proposition un état de choses est composé pour ainsi dire d’une manière démonstrative.
     Au lieu de dire : cette proposition a tel ou tel sens, on dira mieux : cette proposition représente tel ou tel état de choses.
4.0311 — Un nom tient lieu d’une chose, un autre d’une autre chose et ces noms sont liés entre eux, ainsi le tout — telle une image vivante — représente l’état de choses.   Added by: Dominique Meeùs
p.50   4.05 — La réalité est comparée à la proposition.
4.06 — La proposition ne peut être vraie ou fausse qu’en étant une image de la réalité.   Added by: Dominique Meeùs
pp.51-53   4.1 — La proposition représente l’existence et la non-existence des états de choses.
4.11 — La totalité des propositions vraies constitue la totalité des sciences de la nature.
4.111 — La philosophie n’est aucune des sciences de ia nature.
     (Le mot « philosophie » doit signifier quelque chose qui est au-dessus ou au-dessous, mais non pas à côté des sciences de la nature.)
4.112 — Le but de la philosophie est la clarification logique de la pensée.
     La philosophie n’est pas une doctrine mais une activité.
     Une œuvre philosophique consiste essentiellement en élucidations.
     Le résultat de la philosophie n’est pas un nombre de « propositions philosophiques », mais le fait que des propositions s’éclaircissent.
     La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues.
4.1121 — La psychologie n’est pas plus apparentée à la philosophie qu’aucune autre des sciences de la nature.
     La théorie de la connaissance constitue la philosophie de la psychologie.
     Mon étude du langage des signes ne répond-il pas à l’étude des processus de pensée, que les philosophes ont tenue pour tellement essentielle à la philosophie de la logique 7 Sauf qu’ils s’embrouillaient le plus souvent dans des investigations psychologiques inessentielles, et il y a un danger analogue dans ma propre méthode.
4.1122 — La théorie darwiniste n’a pas plus de rapport avec la philosophie qu’aucune autre hypothèse des sciences de la nature.
4.113 — La philosophie limite le domaine discutable des sciences de la nature.
4.114 — Elle doit délimiter le concevable, et, de la sorte, l’inconcevable.
     Elle doit limiter de l’intérieur l’inconcevable par le concevable.
4.115 — Elle signifiera l’indicible, en représentant clairement le dicible.
4.116 — Tout ce qui peut être en somme pensé, peut être clairement pensé. Tout ce qui se laisse exprimer, se laisse clairement exprimer.   Added by: Dominique Meeùs
Keywords:   philosophie science
p.102   6.373 — Le monde est indépendant de ma volonté.   Added by: Dominique Meeùs
p.103   6.41 — Le sens du monde doit se trouver en dehors du monde. Dans le monde toutes choses sont comme elles sont et se produisent comme elles se produisent : il n’y a pas en lui de valeur — et s’il y en avait une, elle n’aurait pas de valeur.
     S’il existe une valeur qui ait de la valeur, il faut qu’elle soit hors de tout événement et de tout être-tel. (So-sein.) Car tout événement et être-tel ne sont qu’accidentels.
     Ce qui les rend non-accidentels ne peut se trouver dans le monde, car autrement cela aussi serait accidentel.
     Il faut que cela réside hors du monde.
6.42 — C’est pourquoi il ne peut pas non plus y avoir de propositions éthiques.
     Des propositions ne sauraient exprimer quelque chose de plus élevé.
6.421 —- Il est clair que l’éthique ne se peut exprimer.
     L’éthique est transcendantale.
     (L’éthique et l’esthétique sont un.)   Added by: Dominique Meeùs
p.104   6.423 — On ne peut parler de la volonté en tant que sujet de l’éthique.
     Et la volonté en tant que phénomène n’intéresse que la psychologie.   Added by: Dominique Meeùs
Keywords:   volonté
p.105   6.51 — Le scepticisme n’est pas réfutable, mais est évidemment dépourvu de sens s’il s’avise de douter là où il ne peut être posé de question.
     Car le doute ne peut exister que là où il y a une question ; une question que là où il y a une réponse, et celle-ci que là où quelque chose peut être dit.   Added by: Dominique Meeùs
p.106   6.522 — Il y a assurément de l’inexprimable. Celui-ci se montre, il est l’élément mystique.   Added by: Dominique Meeùs
Comments:
Le Tractatus limite fortement le langage à ce qui peut être dit. On cite souvent comme une ouverture à d’autres niveaux de langage la possibilité de montrer, mais il n’en parle ici que pour le mystique.   Added by: Dominique Meeùs  (2009-08-24 13:02:12)
pp.106-107   6.53 — La juste méthode de philosophie serait en somme la suivante : ne rien dire sinon ce qui se peut dire, donc les propositions des sciences de la nature — donc quelque chose qui n’a rien à voir avec la philosophie — et puis à chaque fois qu’un autre voudrait dire quelque chose de métaphysique, lui démontrer qu’il n’a pas donné de signification à certains signes dans ses propositions. Cette méthode ne serait pas satisfaisante pour l’autre — il n’aurait pas le sentiment que nous lui enseignons de la philosophie — mais elle serait la seule rigoureusement juste.
6.54 — Mes propositions sont élucidantes à partir de ce fait que celui qui me comprend les reconnait à la fin pour des non-sens, si, passant par elles, — sur elles — par-dessus elles, il est monté pour en sortir.
     Il faut qu’il surmonte ces propositions ; alors il acquiert une juste vision du monde.
7. — Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.   Added by: Dominique Meeùs
Keywords:   philosophie
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