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Thuillier, P. (1972). Comment se constituent les théories scientifiques. In Jeux et enjeux de la science (pp. 13–65). Paris: Éditions Robert Laffont. 
Added by: admin (2009-03-19 22:27:28)   
Resource type: Book Article
BibTeX citation key: Thuillier1972b
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Categories: Philosophie, Sciences
Keywords: théorie
Creators: Thuillier
Publisher: Éditions Robert Laffont (Paris)
Collection: Jeux et enjeux de la science
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p.62   La conception positiviste, qui veut éliminer les « pourquoi ? », risque de stériliser l’imagination théorique et de freiner le travail scientifique. La conception réaliste, elle, est difficile à maintenir sous sa forme simpliste : elle risque de donner aux chercheurs une confiance excessive en leurs théories, qui se transforment alors en dogmes intangibles. En fait, le réalisme énonce un idéal : il faut viser à une connaissance vraie, objective. Mais, comme on a essayé de le montrer dans l’étude précédente, il n’y a pas plus de faits purs que de théories pures, et la science, au mieux, est une approche asymptotique de « la réalité ». Le chercheur ne saisit celle—ci qu’en l’interprétant à travers des cadres de pensée très variés et légués par le contexte socio-historique. Ce problème n’est pas neuf, comme en témoigne ce texte d’Aristote où il critique certains cosmologues de son époque : « Loin de chercher à régler sur les phénomènes leurs raisonnements et leurs explications par les causes, ils contraignent les phénomènes à entrer dans le cadre de certains raisonnements et de certaines opinions reçues auxquels ils s’efforcent de faire correspondre leur organisation du monde. » (Traité du ciel, II, 13, les Belles Lettres, p. 85.)   Added by: admin
Keywords:   antiréalisme idéalisme matérialisme positivisme réalisme réalité
Comments:
Il y a des réalistes radicaux, dans l’école australienne par exemple, qui affirment que toutes les entités dont parle la science sont réelles. Cette prétention excessive fait du réalisme radical un idéalisme. Les objets de la science appartiennent d’abord au discours scientifique. Comme disait Einstein, quand on a une bonne théorie, on est en droit de penser que ses objets correspondent à quelque chose dans la réalité. Mais affirmer a priori la réalité des entités de la théorie c’est une réification platonicienne des concepts. Weinberg [ice]401:141-142[/cite] explique à partir de l'exemple de Thomson, de Kaufmann et de l'électron en quoi l’excès contraire, l’antiréalisme, stérilise la recherche. Curieusement, le réalisme et l’antiréalisme se rejoignent dans l’idéalisme.
     L’idéal proposé par Thuillier, d’une connaissance qui se rapproche de la réalité, correspond au fond au matérialisme.   Added by: admin  (2009-03-19 23:01:48)
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