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Rose, S. (1975). Le cerveau conscient M. Boris, Trans. Paris: Éditions du Seuil. 
Added by: admin (2008-06-06 19:00:44)   Last edited by: Dominique Meeùs (2010-12-21 23:23:56)
Resource type: Book
BibTeX citation key: Rose1975
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Categories: Biologie, Philosophie
Keywords: cerveau, conscience, dialectique, esprit, évolution, matérialisme, neurone
Creators: Blanc, Boris, Raulin, Rose
Publisher: Éditions du Seuil (Paris)
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Abstract
Steven Rose défend l’identité du cerveau et de l’esprit. Le livre est d’abord une excellente et passionnante vulgarisation sur le cerveau, les neurones, axones, synapses et cetera. Il récuse les oppositions nature-culture ou génétique-environnemental en défendant leur articulation dialectique. Il y a peut-être moins qu’on n’aurait pu l’espérer sur ce qu’est la conscience et le libre arbitre.
Added by: admin  Last edited by: Dominique Meeùs
Quotes
p.14   Comme le défunt Patrick Blackett (1947) l’avait écrit dans sa préface à Science and the Nation, en 1947, « on ne peut guère estimer ceux de nos collèges scientifiques qui, en présence des grands problèmes sociaux de leur temps, sont si peureusement scientifiques qu’ils en deviennent incapables de décider de quel côté ils se trouvent ».

Blackett, P. M. S. (Ed.). (1947). Science and the nation. Harmondsworth (Middlesex): Penguin Books.   Added by: Dominique Meeùs
Keywords:   engagement savant science
p.298   Il serait faux de déduire de cette opinion [relative au rôle de l’hypothalamus dans la régulation de la faim] que dans le cas des humains, les modifications de l’hypothalamus sont responsables des comportements anormaux. Il serait tout aussi légitime de déclarer qu’un changement de comportement est responsable de modifications hypothalamiques. Ceci est un exemple supplémentaire de la proposition générale qu’on ne peut émettre des jugements de causalité en traversant plusieurs niveaux de hiérarchie, mais qu’on ne peut émettre que des jugements corrélatifs.   Added by: admin
Keywords:   causalité niveau hiérarchie
p.362   Ce que je dis essentiellement c’est qu’il n’y a pas de propriétés du cerveau qui ne puissent être analysées, définies, expliquées et interprétées en termes de mécanismes biologiques qui sont connus comme fonctionnant dans d’autres systèmes. Pour parler carrément, il n’y a pas de mystère. Il y a des énigmes et des problèmes ; d’autres surprises majeures vont probablement intervenir. De vastes zones ténébreuses restent, où la connaissance est au mieux imprécise. Mais je ne vois pas de paradoxes insolubles ou des principes majeurs d’explication manquant pour parvenir à interpréter le cerveau et le comportement et où nous ne puissions dès maintenant commencer à fournir le contour d’un mécanisme plausible. Il n’y a pas de limite due aux facteurs internes de la science ou à la structure interne du cerveau, à laquelle il faudra s’arrêter et conclure que la neurobiologie peut aller jusqu’ici mais pas au-delà. Ce qui façonne les directions dans lesquelles nous allons dépend donc, non de quelque vide interne ou d’une incapacité de la science, mais des structures sociales dans lesquelles nous conduisons notre recherche. Il se soit que ce soit une affirmation pleine de naïve insolence, mais le développement de la biologie a été tel pendant les dernières décennies que je la fais sans complexe, avec peu de craintes d’être un jour détrompé.   Added by: admin
Keywords:   cerveau esprit matérialisme
Musings
   Le cortex humain pourrait compter 10exp10 neurones et ceux-ci peuvent avoir 10exp4 connexions synaptiques, ce qui ferait 10exp14 connexions. Le génome humain aurait grosso-modo la capacité d'un CD-ROM, de l'ordre de 750 Mo soit 6 fois 10exp9 bits. (Je ne sais pas si cela comprend les grandes parties de l'ADN qui sont sans signification, inutilisées. La capacité d'information effective ne serait que 3 % ou même 1,5 % de la capacité nominale.)

Il me semble que cela exclut que le cerveau soit déterminé par les gènes. Le génotype, beaucoup trop petit, peut seulement indiquer les grandes lignes de la structure du cerveau et les facteurs qui commandent son développement. Le développement des neurones et surtout les connexions synaptiques sont une histoire individuelle dans un cadre génétique nécessairement très ouvert.

Dans la querelle nature/culture, il me semble donc qu'on sait d'avance, avant même d'étudier en détail comment le cerveau se développe, que l'interaction avec l'histoire personnelle et l'environnement sont d'une importance considérable.   Added by: admin  (2008-06-07 01:27:18)
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