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Laplane, D. (1992). La neuropsychologie s’intéresse-t-elle à la pensée ? In H. Barreau (Ed.), Le cerveau et l’esprit (pp. 3–14). Paris: CNRS éditions.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2009-10-06 04:11:52 Pop. 0%
      Résumé
     Le but de cet article est de rappeler que la neuropsychologie (prise ici au sens restreint du terme : étude des modifications du fonctionnement psychique par des lésions cérébrales) est une science des comportements, y compris verbaux. Trois exemples sont pris pour illustrer ce rappel : l’aphasie, pour montrer que la pensée le déborde de toute part et qu’aucun neuropsychologue ne saurait soutenir l’idée chère à certains philosophes et cognitivistes que la pensée se résume au langage ; la négligence unilatérale pour montrer que son assimilation à un défaut d’attention correspond à une inférence psychologique discutable ; la question de la conscience de l’hémisphère droit après section des commissures interhémisphériques pour souligner la tentation anthropomorphique contre laquelle le béhaviorisme n’arrive que difficilement à se défendre.
     La difficulté du problème vient de l’impossibilité de définir ce qu’est la pensée que nous ne connaissons que par expérience personnelle et que nous ne pouvons qu’attribuer aux autres dans la mesure où leur comportement nous renvoie à des expériences que nous connaissons. ll en résulte que si la science peut nous apprendre beaucoup sur le fonctionnement du cerveau et le mode de formation des éléments qui peuplent notre pensée, elle ne pourra jamais rien nous dire sur la pensée en tant que telle qui reste un problème philosophique.

Abstract
     The aim of this paper is to remind that neuropsychology is a science of behaviours including language. (Neuropsychology will be defined here restricively as the study of the psychic modifications from cerebral lesions). This is illustrated by three examples : aphasia, to show that thought overlaps language in any direction and that a neuropsychologist cannot support the idea defended by some philosophers and cognitivists that thought is restricted to language ; unilateral neglect to show that it assimilation to an attentional deficit is due to a disputable psychologic inference from a behaviour ; the question of the conscious awareness of the right hemisphere in split brain patients to emphasize that the behaviourism hardly avoids completely the anthropomorphic temptation.
     The difficulty of the problem raises from the impossibility to define what is tought which we know only by personal experience and which we can attribute to the others only as far as their behaviours echoes some experience of ours. Science has demonstrated its ability to tell us much on the working brain and the modalities of formation of the components of our thought. It will never be able, however, to say anything on the thought itself which remains a philosophical problem.
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