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Bunge, M. (1957). Complémentarité et matérialisme dialectique. Recherches internationales à la lumière du marxisme, (4), 71–106.  
Last edited by: admin 2008-05-12 21:39:07 Pop. 0%
      Article très daté. Il fait une critique intéressante de l’interprétation de Copenhague du point de vue de la dialectique, mais il place trop d’espoir dans la relance par David Bohm de la piste de Louis de Broglie. Ce n’est pas dans cette direction que la physique a dépassé la complémentarité à la Bohr.
Hacking, I. (2008). Entre science et réalité: La construction sociale de quoi ? B. Jurdant, Trans. Paris: Éditions La Découverte.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2013-02-24 00:34:57 Pop. 0%
      Les premières années du 20e siècle correspondent en effet à une époque révolutionnaire. Einstein avait détrôné Kant, tandis que le raisonnement intuitionniste de Brouwer mettait Aristote en question. Dans la même ligne figuraient Lénine et la nouvelle mécanique quantique, l’un tendant de défaire le capitalisme, et l’autre s'attaquant à la causalité.
Jacob, M. (2001). Au cœur de la matière: La physique des particules élémentaires. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Added by: Dominique Meeùs 2012-07-30 12:52:36 Pop. 0%
      À ce niveau d’exploration de la structure de la matière, comme aussi dans cette recherche archéologique du début de l’Univers, il faut savoir penser en termes quantiques et relativistes. La physique prend ainsi un caractère beaucoup plus précis mais en heurtant souvent l’expérience familière. La relativité et la mécanique quantique ont été les deux grandes révolutions scientifiques du 20e siècle. Ce nouveau cadre de pensée a permis de grandes percées dans notre connaissance du monde. Nous comprenons beaucoup mieux comment il fonctionne et nous en avons tiré un grand nombre d’applications. C’est cependant une source de modestie plus que d’orgueil, car nous avons dû découvrir et accepter de nouvelles façons de penser, le monde étant beaucoup plus riche et subtil que notre imagination. Pour parler des particules, nous évoquerons ce monde quantique et relativiste. Il ne s’agit pas d’un monde propre aux particules que l’on peut être tenté d’ignorer dans la vie courante. Sans mécanique quantique, il n’y aurait ni transistors ni lasers et l’on ne pourrait pas comprendre comment l’atome, avec la structure qu’on lui connaît et qui est à la source de l’émission et de l’absorption de la lumière, peut simplement exister. La relativité, qui assigne à la vitesse de la lumière le rôle de vitesse limite, est de ce fait déjà bien présente dans de nombreux systèmes. Les accélérateurs fonctionnent conformément à ses principes et sont tous autant de preuves de sa validité, même s’il faut admettre que les valeurs mesurées pour les intervalles de temps et d’espace ne sont pas absolues, comme on le pensait, mais dépendent des vitesses relatives. Ce sont les lois de la physique qui ne dépendent pas de ces vitesses ! Elles sont universelles.
Trinh, X. T. (2006). Origines: La nostalgie des commencements. Paris: Éditions Gallimard.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2010-10-02 16:08:02 Pop. 0%
      Or si, à l’échelle de la vie quotidienne, nous pouvons approximativement considérer le monde comme s’il existait une séparation entre observateur et objet, nous savons que tel n’est pas le cas au niveau atomique et subatomique. À ce niveau, la mécanique quantique nous apprend que cette division est factice : l’observateur participe de la réalité observée, l’influence et est interdépendant avec elle. Ainsi, une particule élémentaire revêt son habit d’onde et peut être partout à la fois dans l’espace quand on ne l’observe pas, mais redevient une particule sitôt qu’on l’observe. Le fait même d’observer modifie la réalité extérieure.
Weinberg, S. (1993). Dreams of a final theory: Search for the ultimate laws of nature. Londres: Hutchinson Radius.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-05-03 08:46:32 Pop. 0%
      John Wheeler is impressed by the fact that according to the standard Copenhagen interpretation of quantum mechanics, a physical system cannot be said to have any definite values for quantities like position or energy or momentum until these quantities are measured by some observer’s apparatus. For Wheeler, some sort of intelligent life is required in order to give meaning to quantum mechanics, Recently Wheeler has gone further and proposed that intelligent life not only must appear but must go on to pervade every part of the universe in order that every bit of information about the physical state of the universe should eventually be observed. Wheeler’s conclusions seem to me to provide a good example of the dangers of taking too seriously the doctrine of positivism, that science should concern itself only with things that can be observed. Other physicists including myself prefer another, realist, way of looking at quantum mechanics, in terms of a wave function that can describe laboratories and observers as well as atoms and molecules, governed by laws that do not materially depend on whether there are any observers or not.
Zapata, R. (1988). La philosophie russe et soviétique. Paris: Presses universitaires de France.  
Last edited by: admin 2011-08-15 08:58:49 Pop. 0%
      Paradoxalement, ce fut dans le terrain de bataille des bolchévisateurs, c’est-à-dire leur interprétation étroite de Matérialisme et empiriocriticisme de Lénine, que surgirent les premiers obstacles à la nouvelle ligne philosophique.
     À première vue, les discussions épistémologiques qui avaient lieu à l’époque en Occident sur la théorie de la relativité et la mécanique quantique offraient un terrain de choix aux bolchévisateurs pour mettre à l’épreuve leur interprétation des thèses de Lénine concernant l’étude de la matière. Les physiciens russes, pour leur part, avaient déjà depuis longtemps engagé leurs recherches dans le cadre des théories d’Einstein, et cela malgré la campagne des mécanistes contre la théorie de la relativité. Au cours des années 30, lorsque s’amorce le débat entre Einstein et l’École de Copenhague à propos de la mécanique quantique, ils sont sans doute plus préoccupés par les aspects mathématiques et scientifiques de ces discussions que par leurs conséquences épistémologiques.
     Lorsque les bolchévisateurs, A. A. Maksimov en tête, lancent encore une fois en 1932 le mot d’ordre d’un « remaniement global des sciences de la nature » et taxent Einstein, Schrödinger, Heisenberg et Bohr d’ « idéalistes de l’espèce machiste » et d’ « ennemis déclarés du matérialisme dialectique », ils ne s’attendaient sûrement pas à une réaction négative des physiciens. Mais ceux-ci ont réagi d’une façon claire et même agressive. Dès 1933, I. E. Tamm publie un article cinglant dans Pod Znamenem Markizma dans lequel il dénonce le fait que « le vrai mal, c’est que la grande majorité des représentants de la philosophie marxiste dans notre pays, qui travaillent dans le domaine de la physique et les domaines annexes, ne comprennent tout simplement plus la situation actuelle dans la science contemporaine ». Et en 1934, lors d’une séance de l’Académie communiste consacrée au vingt-cinquième anniversaire de la publication de Matérialisme et empiriocriticisme, des physiciens de renom international comme A. F. Ioffe et S. I. Vavilov n’hésitent pas à défendre le principe d’indétermination de Heisenberg, que les bolchévisateurs considéraient le comble de l’idéalisme, puisqu’il remettait en cause tous les schémas classiques de la causalité en physique.
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