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Glashow, S. L. (1997). Le charme de la physique: La recherche des secrets de la matière O. Colardelle, Trans. Paris: Éditions Albin Michel.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2010-10-03 16:36:45 Pop. 0%
      Notre discipline est menacée par le récent divorce entre l’expérimentation et la théorie des particules. Peut-être tout a-t·il commencé avec la chromodynamique quantique, cette théorie apparemment correcte qui sous-tend la structure en quarks des nucléons et la force nucléaire elle-même. Elle n’est pas simplement une théorie mais, ramenée à un cadre raisonnable, c’est l’uniquc théorie. […] La QCD n’est pas la menace que j’ai à l’esprit. Elle n’a pas provoqué de divorce entre l’expérimentation et la théorie, et a même, en fait, permis une coordination et une coopération plus étroites entre expérimentateurs et théoriciens. Mais elle a planté une graine qui a germé ailleurs. Elle suggère, et même affirme, la croyance que l’élégance et l’unicité peuvent être des critères de la vérité. ]e crois en ces critères, mais ils doivent être renforcés par l’expérience. […] Même selon ce critère, la QCD est une science. Mais peut-on en dire autant des supercordes et de leurs semblables ?
     La mécanique quantique est contagieuse, et la gravitation doit être incorporée à son cadre. Certains de mes amis théoriciens estiment avoir découvert la théorie quantique de la gravitation : un système supersymétrique de cordes, formulé dans un espace-temps à dix dimensions. La physique des supercordes s’applique essentiellement aux énergies à jamais inaccessibles, de l’ordre de la masse de Planck. Dans ce contexte, cette théorie est bien unique, et peut même être considérée comme finie et autocohérente. Elle semble capable de décrire les phénomènes de basse énergie que nous observons en laboratoire, mais cela reste difficile à prouver. En principe, elle prédit quelles particules doivent exister. En principe encore, le nombre de paramètres ajustables est ramené à zéro. En pratique cependant, elle n’a encore fait aucune prédiction vérifiable, et il se peut qu’elle n’en fasse pas avant des dizaines d’années. Les théoriciens des cordes se sont tournés vers une harmonie intérieure. Mais peut-on prétendre que l’élégance, l’unicité et la beauté fournissent une définition de la vérité ? Les mathématiques ont-elles supplanté et transcendé l’expérience au point que celle-ci soit devenue inutile ? Les problèmes terre à terre que je nomme la physique, mais qu’eux appellent phénoménologie, se résoudront-ils tout simplement d’eux-mêmes dans un lointain futur ? Tout effort expérimental plus poussé serait-il devenu non seulement difficile et coûteux, mais sans nécessité et hors de propos ? J’ai peut-être exagéré les arguments présentés par les théoriciens des cordes en défense de leur nouvelle version de la théologie médiévale, où les anges sont remplacés par les espaces de Calabi-Yau, mais la menace est toutefois évidente. Pour la toute première fois, il est possible d’imaginer de quelle manière notre noble quête pourrait finir, et comment la Foi pourrait une fois de plus prendre la place de la Science. Personnellement, je reste optimiste. La théorie des cordes va peut-être dominer la théorie fondamentale des cinquante prochaines années, mais seulement au sens où la théorie de Kaluza-Klein l’a fait durant les cinquante dernières. Peut-être faut-il nous tourner vers le passé, afin d’y trouver un guide pour l’avenir.
Huxley, J. (1950). La génétique soviétique et la science mondiale J. Castier, Trans. Paris: Stock.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-08-03 13:51:51 Pop. 0%
      Ils [les mitchouriniens] n’exigent ni n’acceptent le même genre de preuves que les savants professionnels d’autres pays ; ils confondent le fait avec la doctrine, et la théorie avec l’hypothèse ou la croyance ; ils font appel à l’autorité passée, au lieu du fait établi présent, et à l’utilité au lieu de la vérité ; ils acceptent les critères autres que scientifiques, et y insistent même, dans ce qui prétend être une discussion scientifique. Bref, comme nous l’avons constaté, Ashby et moi, en conversation avec Lyssenko, ils ne parlent tout bonnement pas le même langage que les savants occidentaux.
     D’une façon générale, ils trahissent un manque d’appréciation du caractère, de la validité, et de l’importance spéciale de la méthode scientifique, telle qu’elle a été élaborée au cours des quelques derniers siècles.
      En premier lieu, on insiste souvent [dans le rapport de la session de l’été 1948 de l’Académie d’agronomie] sur la vérité ou la fausseté de l’ « enseignement » (« doctrine », « point de vue », ou « tendance »), qui rappelle la scolastique plutôt que la science.
     […]
     La vérité ou la fausseté de la doctrine se rattache, comme il a déjà été indiqué, aux rapports des théories scientifiques avec l’orthodoxie politico-philosophique. Ce thème revient constamment au cours de toute la controverse.
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