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Bonnard, A. (1963). Civilisation grecque: De l’iliade au parthénon. Paris: Union générale d’éditions.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2012-07-13 15:07:03 Pop. 0%
      Voilà, sommairement indiquées, quelques-unes ces circonstances dont l’action conjuguée permet et conditionne la naissance de la civilisation grecque. Qu’on observe que ce n’est pas seulement les conditions naturelles (climat, sol et mer) ni non plus le moment historique (héritage de civilisations antérieures) ni les seules conditions sociales (conflit des pauvres et des riches, ce « moteur » de l’histoire) mais que c’est la convergence de tous ces éléments pris ensemble qui constitue une conjoncture favorable à la naissance de la civilisation grecque.
     Et que faites-vous du « miracle grec » ? s’exclameront certains savants ou prétendus tels. Il n’y a pas de « miracle grec ». La notion de miracle est foncièrement antiscientifique, elle est aussi non hellénique. Le miracle n’explique rien : il remplace une explication par des points d’exclamation.
     Le peuple grec ne fait que développer, dans les conditions où il se trouve, avec les moyens qu’il a sous la main, et sans qu’il soit nécessaire de faire appel à des dons particuliers qu’il tiendrait du Ciel, une évolution commencée avant lui et qui permet à l’espèce humaine de vivre et d’améliorer sa vie.
Delcourt, M. (1939). Périclès. Paris: Éditions Gallimard.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-01-02 15:24:36 Pop. 0%
      Si nous connaissions mieux le détail des événements [le bannissement des Alcméonides], nous constaterions sans doute que les terreurs religieuses y ont joué un rôle moins important que certains intérêts matériels ou politiques dont le mécanisme nous échappe.
      Pisistrate s’empara du pouvoir une première fois en 560, avec l’aide du petit peuple. D’autres partisans s’appuyèrent sur les autres classes. Lycurgue souleva les paysans de la plaine ; Mégaclès, qui avait d’abord jugé bon de s’expatrier, revint pour travailler sa clientèle, les petits bourgeois de la côte.
Gorren, J. (1936). Précis de dialectique. Université ouvrière de Bruxelles.  
Added by: Dominique Meeùs 2010-11-24 15:28:02 Pop. 0%
      Platon voit les contradictions des choses et notamment des classes sociales. Il est un des premiers précurseurs du socialisme utopique. On lui doit aussi les premières notions du matérialisme historique, particulièrement celles des mobiles économiques et de la lutte des classes.
Madaule, J. (1953). La pensée historique de toynbee. In Le monde et l’Occident (pp. 9–65). Paris: Desclée De Brouwer.  
Added by: Dominique Meeùs 2010-07-30 00:12:20 Pop. 0%
      Mais en réalité, toute sa méthode en est le contre-pied [du matérialisme historique]. Jamais historien ne fut plus que Toynbee « idéaliste » au sens que les marxistes donnent à ce mot. S’il n’est pas insensible aux injustices sociales ; s’il accorde une très grande importance aux rivalités de classes, il n’évoque à peu près jamais, ou d’une façon très furtive, les rapports de production qui, selon les marxistes, contiennent l’explication dernière de l’Histoire. Pour Toynbee, ce sont, à coup sûr, des élites et des idées qui mènent le monde. Les masses ne jouent dans l’Histoire qu’un rôle passif. Tout va bien quand elles suivent ; tout se gâte quand elles commencent à ne pas suivre. Il est vrai qu’alors elles tirent de leurs souffrances les religions de salut.
     Nous touchons ici à un autre aspect de la pensée de Toynbee. Si, à certains égards, sa méthode rappelle celle des Sciences naturelles ; à un autre point de vue elle est imprégnée d’un moralisme à base chrétienne et n’est pas sans présenter plus d’une ressemblance avec la pensée de Simone Weil. La source est, d’ailleurs, un peu la même. Au fond Toynbee est avant tout un helléniste. Il invoque très souvent les mythes grecs et, quand il nous rappelle, à plusieurs reprises, le mot d’Eschyle, suivant lequel nous apprenons par la souffrance, comment n’évoquerions-nous pas les commentaires de Simone Weil sur Prométhée ? La souffrance est donc, selon lui, une source de connaissance et de spiritualité. Ce ne sont pas ceux qui jouissent, mais ceux qui souffrent qui sont le moteur de l’Histoire.
Raymond, P. (1977). Matérialisme dialectique et logique. Paris: Librairie François Maspero.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-01-13 06:55:41 Pop. 0%
      Engels justifie en général le matérialisme historique de Marx par lui-même et le recouvre seulement après coup d’un habit dialectique : ainsi, dans l’Anti-Dühring (chapitre 13), il reconnaît que la « négation de la négation ne démontre pas la nécessité historique. Au contraire : c’est après avoir démontré par l’histoire comment, en fait, le processus en partie s’est réalisé, en partie doit forcément se réaliser encore, que Marx le désigne, en outre, comme un processus qui s’accomplit selon une loi dialectique déterminée. » Cet habit devrait constituer un matérialisme dialectique ; celui-ci est toutefois entendu en plusieurs sens. Tantôt la philosophie doit jouer le rôle d’une sorte de laboratoire pour les sciences : « Les savants croient se libérer de la philosophie en l’ignorant ou en la vitupérant. Mais [de ce fait et] comme, sans pensée, ils ne progressent pas d’un pas […] ils n’en sont pas moins sous le joug de la philosophie et la plupart du temps, hélas, de la plus mauvaise […]. Les savants ont beau faire, ils sont dominés par la philosophie. La question est seulement de savoir s’ils veulent être dominés par… ou s’ils veulent se laisser guider par une forme de pensée théorique qui repose sur la connaissance de l’histoire de la pensée et de ses acquisitions […]. Ce n’est que lorsque la science de la nature et de l’histoire aura assimilé la dialectique… » (Dialectique de la nature, « Science de la nature et philosophie ».) Tantôt la philosophie doit jouer le rôle d’une synthèse des connaissances : « La dialectique n’est pas autre chose que la science des lois générales [de tout]. » (Anti-Dühring, chapitre 13.)
     L’Anti-Dühring est sans doute plus circonstanciel que la Dialectique de la nature. (Engels s’en explique au début de l’ « Ancienne préface à l’Anti-Dühring sur la dialectique ».) Mais, pour les deux ouvrages, la valeur idéologique doit être soigneusement distinguée de la valeur théorique. L’ambition immédiate est de lutter contre une sous-philosophie (« M. Dühring “créateur de système” n’est pas un phénomène isolé dans l’Allemagne d’aujourd’hui ») qu’Engels, à l’instar du 18e siècle et de Hegel, va appeler « métaphysique » : l’ennemi numéro 1 est cette théorie réactionnaire qui organise un blocage contre les transformations révolutionnaires de l’histoire réelle et la poussée associée de l’histoire scientifique. La portée à long terme, l’enseignement de l’œuvre d’Engels pour nous résident essentiellement là.
Voltaire. Le sottisier: Suivi des remarques sur le discours sur l’inégalité des conditions et sur le contrat social. Paris: Librairie Garnier frères.  
Added by: admin 2009-11-28 21:45:17 Pop. 0%
      Les hommes sont les disciples des temps où ils naissent.
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