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Huxley, J. (1950). La génétique soviétique et la science mondiale J. Castier, Trans. Paris: Stock.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-08-03 13:51:51 Pop. 0%
      Comme l’écrit Darlington (1947) : « ses collections [de Vaviloff] ont donné un jour nouveau à toutes nos idées sur les origines des plantes cultivées. Elles ont également permis aux éleveurs soviétiques de travailler avec les meilleurs matériaux possibles pour améliorer les plantes vivrières nécessaires au nouveau développement agricole de leur pays » car ses collections consistaient, pour une large part, en lignées vivantes de plantes, à partir desquelles, par des croisements appropriés, conformément aux méthodes mendéliennes, des gènes favorables ont pu être introduits dans les lignées des plantes vivrières utilisées en Russie.
Zapata, R. (1988). La philosophie russe et soviétique. Paris: Presses universitaires de France.  
Last edited by: admin 2011-08-15 08:58:49 Pop. 0%
      Paradoxalement, ce fut dans le terrain de bataille des bolchévisateurs, c’est-à-dire leur interprétation étroite de Matérialisme et empiriocriticisme de Lénine, que surgirent les premiers obstacles à la nouvelle ligne philosophique.
     À première vue, les discussions épistémologiques qui avaient lieu à l’époque en Occident sur la théorie de la relativité et la mécanique quantique offraient un terrain de choix aux bolchévisateurs pour mettre à l’épreuve leur interprétation des thèses de Lénine concernant l’étude de la matière. Les physiciens russes, pour leur part, avaient déjà depuis longtemps engagé leurs recherches dans le cadre des théories d’Einstein, et cela malgré la campagne des mécanistes contre la théorie de la relativité. Au cours des années 30, lorsque s’amorce le débat entre Einstein et l’École de Copenhague à propos de la mécanique quantique, ils sont sans doute plus préoccupés par les aspects mathématiques et scientifiques de ces discussions que par leurs conséquences épistémologiques.
     Lorsque les bolchévisateurs, A. A. Maksimov en tête, lancent encore une fois en 1932 le mot d’ordre d’un « remaniement global des sciences de la nature » et taxent Einstein, Schrödinger, Heisenberg et Bohr d’ « idéalistes de l’espèce machiste » et d’ « ennemis déclarés du matérialisme dialectique », ils ne s’attendaient sûrement pas à une réaction négative des physiciens. Mais ceux-ci ont réagi d’une façon claire et même agressive. Dès 1933, I. E. Tamm publie un article cinglant dans Pod Znamenem Markizma dans lequel il dénonce le fait que « le vrai mal, c’est que la grande majorité des représentants de la philosophie marxiste dans notre pays, qui travaillent dans le domaine de la physique et les domaines annexes, ne comprennent tout simplement plus la situation actuelle dans la science contemporaine ». Et en 1934, lors d’une séance de l’Académie communiste consacrée au vingt-cinquième anniversaire de la publication de Matérialisme et empiriocriticisme, des physiciens de renom international comme A. F. Ioffe et S. I. Vavilov n’hésitent pas à défendre le principe d’indétermination de Heisenberg, que les bolchévisateurs considéraient le comble de l’idéalisme, puisqu’il remettait en cause tous les schémas classiques de la causalité en physique.
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