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Finley, M. I. (1981). Esclavage antique et idéologie moderne D. Fourgous, Trans. Paris: Les Éditions de Minuit.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2012-05-28 00:24:55 Pop. 0%
      l’axiome méthodologique élémentaire que Charles Darwin exposait en ces termes en 1861 : « On disait beaucoup voici environ trente ans que les géologues devaient se contenter d’observer et non de théoriser ; et je me souviens bien de la réflexion émise par quelqu’un qu’à ce compte on pourrait aussi bien descendre dans une gravière, y compter les cailloux et en décrire les couleurs. Comme c’est étrange de ne pas s’apercevoir que toute observation doit nécessairement être faite pour ou contre une théorie si elle doit rendre quelque service. » (Darwin (1903, p.195).)
Huxley, J. (1950). La génétique soviétique et la science mondiale J. Castier, Trans. Paris: Stock.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-08-03 13:51:51 Pop. 0%
      Il faut insister sur ce que le statut scientifique du mitchourinisme est fort différent de celui du néo-mendélisme. Celui-ci comprend un grand nombre de faits et de lois qui ont été vérifiés à mainte reprise, et de façon indépendante, par des savants du monde entier (et beaucoup d’entre eux aussi, par des amateurs et des étudiants) ; la constitution héréditaire qu’il postule — celle d’un grand nombre de gènes disposés de façon régulière à l’intérieur des chromosomes — a été établie comme objectivement vraie ; et ses principes théoriques découlent tous directement de ce fait central, d’une constitution particulaire portée par des chromosomes.
     D’autre part, beaucoup d’entre les résultats revendiqués comme faits par les mitchouriniens (savoir : l’hybridation végétative et l’hérédité des caractères acquis) ne se sont pas révélés susceptibles de vérification par les savant hors de la Russie ; et d’autres (savoir : la « dislocation » de l’hérédité par les croisements) s’interprètent également bien suivant les principes mendéliens. En outre, il est notoire que les mitchouriniens ont négligé beaucoup d’entre les précautions habituelles prises par les généticiens occidentaux pour assurer la validité de leurs expériences, et qu’ils ont, de propos délibéré, rejeté l’usage de l’analyse statistique pour contrôler la signification scientifique de leurs résultats numériques.
     […]
     Nous pourrions peut-être résumer de la façon suivante la différence entre les deux systèmes (et c’est une différence fort importante). Le mendélisme représente le développement cohérent d’un concept scientifique central, dont la formulation était nécessaire, comme étant la seule façon dont pouvaient s’expliquer certains faits observés. (Le concept était celui du facteur-unité de l’hérédité, appelé plus tard gène, et les fait étaient ceux qu’avait obtenus Mendel en croisant des variétés de pois.) Le développement a consisté, d’une part, en la généralisation de ce concept, et, d’autre part, en son perfectionnement.
     […]
     Le mitchourinisme, par contre, représente le promulgation d’une idée centrale ; et cette idée n’est pas la seule façon dont puissent s’expliquer les faits (puisque les uns s’expliqueraient également bien, ou mieux, comme étant dus à des méthodes défectueuses, et d’autres, comme dus à d’autres causes). Cette idée est dans une large mesure une idée préconçue, qui a été imposée aux faits, au lieu de naître d’eux ; quand les faits ne s’adaptent pas à l’idée, on en nie l’importance, ou même l’existence. À l’inverse du néo-mendélisme, il n’est pas quantitatif, du sorte qu’il manque de précision. Sa principale nouveauté, l’affirmation selon laquelle l’hérédité est le résultat de l’assimilation des influences extérieures, est fondée uniquement sur l’analogie, et non sur l’expérimentation ou l’observation scientifiques.
     Voilà ce que l’ai voulu dire lorsque j’ai déclaré que le mitchourinisme est une doctrine. C’est une doctrine essentiellement non scientifique ou pré-scientifique, appliquée à une branche de la recherche scientifique, et non pas en soi une branche de la science.
Quinn, H. (2009). What is science ? Physics Today, 8–9.  
Added by: Dominique Meeùs 2010-11-06 08:22:05 Pop. 0%
      Much of science seeks to explain observations of the current state of the natural world by developing an evidence-based history of how that situation arose, much as a detective reconstructs a crime. Computer programs that can simulate the progression of the system—or some aspects of it—over time are important tools in such science and can be powerful means to predict outcomes. The developed history must be consistent not only with all that is known about the system in question but also with all that is understood about processes that occur within the system. Geoscience, climate science, astrophysics, cosmology, and evolutionary biology all use that important history-building approach to develop major parts of their theories.
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