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Edelman, G. M., & Tononi, G. (2000). Comment la matière devient conscience J.-L. Fidel, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 19:22:45 Pop. 0%
      Des études par enregistrement ont aussi démontré que l’activité de nombreux neurones des canaux sensoriels et moteurs peut être corrélée avec certains détails qui changent vite dans des informations sensorielles entrantes ou des informations motrices sortantes, mais qu’elle ne semble pas recouvrir une expérience consciente. Par exemple, les structures d’activité neuronale de la rétine et d’autres structures visuelles primaires sont prises dans un flux permanent et correspondent plus ou moins fidèlement aux détails temporels et spatiaux des informations visuelles entrantes, lesquelles changent sans cesse. Cependant, une scène visuelle consciente est nettement plus stable et elle a à voir avec des propriétés des objets qui sont invariantes quand la position ou l’illumination changent, propriétés qu’on reconnaît et manipule facilement. Par exemple, lorsque nous voyons un colibri battre des ailes, nous pouvons le reconnaître et le percevoir, qu’il se détache sur un fond de ciel ensoleillé ou de feuillage, qu’il soit loin ou proche, qu’il s’approche ou s’éloigne de nous. Surtout, la plupart des données montrent que, pendant chaque fixation visuelle, nous extrayons le sens ou l’essentiel d’une scène, plutôt que ses détails locaux innombrables et qui changent rapidement. Nous ne pouvons sûrement pas décrire la position précise de ses ailes pendant le vol de l’oiseau. En fait, nous sommes étonnamment aveugles aux variations ou inconscients des changements considérables qui affectent une scène visuelle pour autant que son sens ou son essence ne sont pas touchés. Lorsque nous lisons un texte, par exemple, nous ne prenons en général pas en compte la typographie à moins qu’elle ne nous semble exotique ou que la reconnaître réponde à un but précis. Les aspects les plus invariants d’une scène sont ceux qui apparaissent réellement importants et informatifs sur elle, et qui peuvent aider au contrôle et à la planification de l’action.
Jouary, J.-P., & Spire, A. (1983). Invitation à la philosophie marxiste. Paris: Messidor/Éditions sociales.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-12-20 17:58:44 Pop. 0%
      Si on jette un coup d’œil sur la réalité dans son ensemble, ce qui apparaît d’abord, c’est un enchevêtrement […] Il s’agit là de l’apparence de la dialectique, qui est l’interaction.
     […]
     Ce qui apparaît ensuite, c’est que […] « Tout se meut, change, devient et périt ». Autrement dit, l’évolution est un aspect moins superficiel de la dialectique.
     […]
     Il n’est pas faux de dire que la dialectique est une théorie de l’interaction et du développement. Mais il convient d’aller plus loin et de ne jamais perdre du vue que ça renvoie à l’étude de la contradiction dans l’essence même de la chose.
     […]
     Il s’agit d’un appel à analyser concrètement de quelle manière chaque chose est dans son essence contradictoire […]
Lachelier, J. (1907). Du fondement de l’induction: Suivi de psychologie et métaphysique et de notes sur le pari de pascal 5th ed. Paris: Félix Alcan, éditeur.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2009-07-13 07:44:31 Pop. 0%
      Quant à l’autorité d’Aristote, elle est beaucoup moins décisive sur ce point qu’elle ne semble au premier abord. Il est évident, en effet, qu’Aristote n’a pas admis sérieusement que l’homme, le cheval et le mulet fussent les seuls animaux sans fiel, ni qu’il fût possible, en général, de dresser la liste complète des faits ou des individus d’une espèce déterminée : le syllogisme qu’il décrit suppose donc, dans sa pensée, une opération préparatoire, par laquelle nous décidons tacitement qu’un certain nombre de faits ou d’individus peuvent être considérés comme les représentants de l’espèce entière. Or il est visible, d’une part, que cette opération est l’induction elle-même et, de l’autre, qu’elle n’est point fondée sur le principe d’identité, puisqu’il est absolument contraire à ce principe de regarder quelques individus comme l’équivalent de tous. Dans le passage cité, Aristote (n.d) garde le silence sur cette opération : mais il l’a décrite, dans la dernière page des Analytiques, avec une précision qui ne laisse rien à désirer. « Nous percevons, » dit-il, « les êtres individuels : mais l’objet propre de la perception est l’universel, l’être humain, et non l’homme qui s’appelle Callias. » Ainsi, de l’aveu même d’Aristote, nous ne concluons pas des individus à l’espèce, mais nous voyons l’espèce dans chaque individu ; la loi n’est pas pour nous le contenu logique du fait, mais le fait lui-même, saisi dans son essence et sous la forme de l’universalité. L’opinion d’Aristote sur le passage du fait à la loi, c’est-à-dire sur l’essence même de l’induction, est donc directement opposée à celle que l’on est tenté de lui attribuer.
Vygotski, L. S. (1985). Pensée et langage F. Sève, Trans. Paris: Messidor/Éditions sociales.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2012-05-28 00:55:41 Pop. 0%
      Ainsi le fait qu’un concept scientifique le soit en raison de sa nature même implique qu’il occupe une certaine place dans le système des concepts, laquelle détermine son rapport avec les autres concepts. L’essence de tout concept scientifique est définie avec une extrême profondeur par Marx : « Toute science serait superflue si l’apparence et l’essence des choses se confondaient [*]. » C’est là l’essence du concept scientifique. Il serait superflu si, comme le concept empirique, il reflétait l’objet dans son apparence. Aussi suppose-t-il nécessairement un autre rapport à l’objet, qui n’est possible que dans le concept, et cet autre rapport à l’objet, contenu dans le concept scientifique, suppose nécessairement à son tour, comme nous l’avons montré plus haut, l’existence de rapports entre les concepts, c’est-à-dire un système de concepts. De ce point de vue nous pourrions dire que chaque concept doit être considéré avec tout le système de ses rapports de généralité, qui détermine sa propre mesure de généralité, tout comme la cellule doit être considérée avec toutes ses dendrites, grâce auxquelles elle s’insère dans le tissu général. On comprend du même coup que sous l’angle logique la délimitation entre concepts enfantins spontanés et concepts non spontanés coïncide avec la distinction entre concepts empiriques et concepts scientifiques.
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