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Darwin, C. (1965). Textes choisis: La sélection naturelle, la descendance de l’homme. Paris: Éditions sociales.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-07-01 06:24:47 Pop. 0%
      En ce qui concerne le darwinisme, on doit tout d’abord noter que la « lutte pour l’existence » n’est pas aussi universelle que le croyait Darwin. […] la valeur évolutive de la sélection naturelle n’est pas aussi évidente que l’assurait Darwin.
     […]
     Ceci précisé, malgré ses imperfections, la théorie darwinienne de l’évolution reste, avec celle de Lamarck, à la base des recherches sur l’étonnante histoire de la vie et du transformisme dont le mécanisme subtil nous échappe encore.
Haldane, J. B. S. (1946). La philosphie marxiste et les sciences É. Bottigelli, Trans. Paris: Éditions sociales.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2013-01-13 09:12:01 Pop. 0%
      D’autre part, les biologistes voient à bon droit dans la sélection naturelle un processus purement négatif. Elle ne peut créer directement du nouveau, bien qu’elle crée certainement les conditions de son apparition. C’est pourquoi on a beaucoup réagi contre Darwin et il y a une tendance à expliquer l’évolution par le lamarckisme, par la seule influence du milieu, l’interférence créatrice, etc. Je pense qu’il y a aujourd’hui en Union soviétique une tendance à adopter le point de vue assez mécaniste de Lamarck, selon lequel les transformations produites par l’organisme en réponse à une transformation du milieu sont directement héréditaires ; cela n’est nullement un point de vue illogique ou impossible a priori, mais il semble faux à la lumière des recherches biologiques actuelles.
      Dans les violentes discussions qui ont lieu sur cette question en Union soviétique, quelques généticiens ont été traités d’antidarwiniens parce qu’ils avaient dépassé Darwin en rejetant les effets d’usage et de non-usage.
Huxley, J. (1950). La génétique soviétique et la science mondiale J. Castier, Trans. Paris: Stock.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-08-03 13:51:51 Pop. 0%
      Il faut insister sur ce que le statut scientifique du mitchourinisme est fort différent de celui du néo-mendélisme. Celui-ci comprend un grand nombre de faits et de lois qui ont été vérifiés à mainte reprise, et de façon indépendante, par des savants du monde entier (et beaucoup d’entre eux aussi, par des amateurs et des étudiants) ; la constitution héréditaire qu’il postule — celle d’un grand nombre de gènes disposés de façon régulière à l’intérieur des chromosomes — a été établie comme objectivement vraie ; et ses principes théoriques découlent tous directement de ce fait central, d’une constitution particulaire portée par des chromosomes.
     D’autre part, beaucoup d’entre les résultats revendiqués comme faits par les mitchouriniens (savoir : l’hybridation végétative et l’hérédité des caractères acquis) ne se sont pas révélés susceptibles de vérification par les savant hors de la Russie ; et d’autres (savoir : la « dislocation » de l’hérédité par les croisements) s’interprètent également bien suivant les principes mendéliens. En outre, il est notoire que les mitchouriniens ont négligé beaucoup d’entre les précautions habituelles prises par les généticiens occidentaux pour assurer la validité de leurs expériences, et qu’ils ont, de propos délibéré, rejeté l’usage de l’analyse statistique pour contrôler la signification scientifique de leurs résultats numériques.
     […]
     Nous pourrions peut-être résumer de la façon suivante la différence entre les deux systèmes (et c’est une différence fort importante). Le mendélisme représente le développement cohérent d’un concept scientifique central, dont la formulation était nécessaire, comme étant la seule façon dont pouvaient s’expliquer certains faits observés. (Le concept était celui du facteur-unité de l’hérédité, appelé plus tard gène, et les fait étaient ceux qu’avait obtenus Mendel en croisant des variétés de pois.) Le développement a consisté, d’une part, en la généralisation de ce concept, et, d’autre part, en son perfectionnement.
     […]
     Le mitchourinisme, par contre, représente le promulgation d’une idée centrale ; et cette idée n’est pas la seule façon dont puissent s’expliquer les faits (puisque les uns s’expliqueraient également bien, ou mieux, comme étant dus à des méthodes défectueuses, et d’autres, comme dus à d’autres causes). Cette idée est dans une large mesure une idée préconçue, qui a été imposée aux faits, au lieu de naître d’eux ; quand les faits ne s’adaptent pas à l’idée, on en nie l’importance, ou même l’existence. À l’inverse du néo-mendélisme, il n’est pas quantitatif, du sorte qu’il manque de précision. Sa principale nouveauté, l’affirmation selon laquelle l’hérédité est le résultat de l’assimilation des influences extérieures, est fondée uniquement sur l’analogie, et non sur l’expérimentation ou l’observation scientifiques.
     Voilà ce que l’ai voulu dire lorsque j’ai déclaré que le mitchourinisme est une doctrine. C’est une doctrine essentiellement non scientifique ou pré-scientifique, appliquée à une branche de la recherche scientifique, et non pas en soi une branche de la science.
      Kammerer était un biologiste, ou plutôt un naturaliste autrichien, qui avait fait valoir des prétentions spectaculaires selon lesquelles il avait réalisé l’hérédité des caractères acquis chez les salamandres et les crapauds. On finit par constater que certains d’entre les spécimens cruciaux avaient été truqués, et, en tout cas, nul autre ne put obtenir de résultats analogues, de sorte que ses prétentions ne tardèrent pas à tomber complètement en discrédit.
     Néanmoins, Lounatcharsky, le très habile commissaire à l’Instruction publique de l’époque, était tellement pénétré de l’idée que le lamarckisme devait être vrai et la génétique mendélienne fausse, et par ailleurs une invention bourgeoise, qu’il prit la peine de faire répandre un film, écrit par lui, glorifiant Kammener, et attribuant les trucages aux machinations des ennemis réactionnaires de la science véritable.
Levins, R., & Lewontin, R. C. (1985). The dialectical biologist. Harvard: Harvard University Press.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2020-03-03 15:30:17 Pop. 0%
      Marx insisted that human history was part of natural history. By this he meant that the human species arose through its interactions with nature; that, like other animals, people have to eat and reproduce; and that human history should be understood not as the unfolding of great ideas or ethical advancement, but as the ways in which people act on nature to survive and the social relations through which production and reproduction are carried out. Engels (1880) developed the theme further in his essay “The Role of Labor in the Transition from Ape to Man.” Despite, or because of, his Lamarckian biases, Engels captured the essential feature of human evolution: the very strong feedback between what people did and how they changed. He saw “environment” not as a passive selective force external to the organism but rather as the product of human activity the special feature of the human niche being productive labor and cooperation, which channeled the evolution of hand and brain.
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