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Glashow, S. L. (1997). Le charme de la physique: La recherche des secrets de la matière O. Colardelle, Trans. Paris: Éditions Albin Michel.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2010-10-03 16:36:45 Pop. 0%
      Une chose semble claire : nous disposons à nouveau d’un trop grand nombre de briques de construction fondamentales, au moins une douzaine et probablement plus. Nous sommes très tentés d’imaginer que notre oignon possède encore d’autres couches, et que nous découvrirons un jour que quarks et leptons sont constitués d’entités plus élémentaires et moins nombreuses. Cette notion a été défendue par de nombreux physiciens chinois, et je voudrais proposer qu’on nomme ces composants purement hypothétiques de toute matière des « maons », en l’honneur du défunt président Mao, qui insistait sur l’unité fondamentale de la Nature.
Lefebvre, H. (1962). Le matérialisme dialectique 5th ed. Paris: Presses universitaires de France.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-10-22 14:16:45 Pop. 0%
      La contradiction absolue serait le déchirement absolu, l’anéantissement immédiat. Une contradiction absolue dans une chose, ou bien entre la pensée et les choses, rendrait impossible toute activité immanente et toute pensée. La contradiction, comme le néant, est relative : à une affirmation, à un degré de l’être, à un moment du développement. Dans la nature, elle est extériorité ; dans la vie, rapport de l’individu à l’espèce, etc. Il n’est donc pas question pour Hegel de détruire le principe d’identité. Au contraire : toute contradiction est relative à une certaine identité. Réciproquement, l’unité est unité d’une contradiction. L’unité sans contenu, sans « moments » multiples et contradictoires, est vide. Mais la contradiction comme telle est intolérable ; l’unité dialectique n’est pas confusion des termes contradictoires comme tels, mais unité qui traverse la contradiction et se rétablit à un niveau supérieur. La contradiction est déchirement et destruction interne, arrachement de l’être à lui-même, fécondation à travers le devenir, l’anéantissement et la mort ; mais l’unité exprime et détermine l’apparition de l’être nouveau, le Troisième Terme. Jamais l’unité ne peut complètement rejeter hors d’elle la négation et le néant relatifs ; mais dans la mesure où elle lutte contre la contradiction et triomphe en surmontant les moments contradictoires, en les maintenant en soi, dans cette mesure naît un être nouveau plus élevé. Le principe d’identité devient ainsi concret et vivant.
Meulders, M. (2001). Helmholtz: Des lumières aux neurosciences. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2013-01-13 09:03:35 Pop. 0%
      La démonstration expérimentale, par exemple, est devenue inutile. Il y a en effet une harmonie préétablie quasi leibnizienne entre la pensée et la nature, par l’identité entre l’une et l’autre, ce qui avait permis à Novalis de dire que « si la théorie devait attendre la confirmation de l’expérience, elle ne viendrait jamais à bonne fin ». La physique expérimentale ne pourrait donc jamais être qu’une juxtaposition de travaux analytiques et dispersés, sans lien possible avec l’évidente unité de la nature et l’insertion de l’homme dans l’univers. Seule compte une physique spéculative qui permette de penser et de justifier une nature préexistant à l’homme et de lui donner un sens, comme la vision dit le sens de l’œil. Pour Schelling : « Nous ne connaissons pas la Nature, mais la Nature est a priori » ; il en résulte que la science naturelle s’est muée en philosophie déductive et démonstrative.
     La Naturphilosophie se situe donc à un niveau supérieur du savoir, à un niveau d’intelligibilité différent de celui des sciences empiriques, qui sont en porte-à-faux sur un abîme insondable.
     Il n’est pas étonnant, dès lors, que le rejet de l’expérimentation en tant que démonstration s’accompagne de l’exclusion des mathématiques. Non seulement Goethe, mais même Schopenhauer pour qui « là où commence le calcul, la compréhension cesse », partagent l’avis de Schelling déniant aux mathématiques une « voix au chapitre de la physique supérieure ». Par contre, l’arithmosophie a droit de cité, car la plupart des Naturphilosophen recherchent partout les mêmes structures de nombres dans les cristaux, les constellations, la circulation du sang, les périodes de la vie humaine.
     Enfin, il faut rappeler l’importance en Naturphilosophie du concept d’organisme, que Leibniz avait développé dans sa Monadologie, en affirmant que la diversité des monades d’un animal donné n’empêche en rien l’une d’entre elles de devenir dominante et de devenir ainsi l’âme de l’animal. L’organisme est un modèle en acte de « l’identité dans la différence » ; pour Schelling, il doit y avoir un principe qui se reproduise dans chaque partie de l’ensemble comme « une unité organique des choses… c’est l’âme du monde qui est le principe unissant la nature en un vaste organisme ».
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