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Meulders, M. (2001). Helmholtz: Des lumières aux neurosciences. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2013-01-13 09:03:35 Pop. 0%
      Il [Leibniz] développe dans son œuvre de nombreux concepts qui sont d’ailleurs repris plus ou moins modifiés par Herder dans la seconde moitié du 18e siècle, et ensuite par le mouvement romantique allemand et la Naturphilosophie, d'où leur intérêt ici.
     Tout repose sur le concept métaphysique de monade, intuition majeure de Leibniz, qu’il décrit avec une concision et une économie de moyens aussi impressionnante que dogmatique : « Substance simple, c’est-à-dire sans parties... véritables atomes de la Nature, en un mot les Élemens des choses » (§ 1 et 3 de la Monadologie).
     Les monades ne peuvent être créées ou annihilées que par Dieu ; elles ne peuvent pas agir sur l’extérieur ou être influencées de l’extérieur : « Les monades n’ont point de fenêtres, par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir » (§ 7). Les monades sont différentes les unes des autres et le changement qui survient continuellement dans chacune d’elles s'explique par un principe exclusivement interne. Ce principe interne est appelé appétition, ce qui exprime l’effort de la monade pour se transformer dans le sens d'une perfection croissante (§ 15) : la monade apparaît donc comme une force (Kraft, dans la dynamique leibnizienne) et comme un point d'énergie unissant matière et esprit.
     Malgré ses transformations successives portant sur une fraction d’elle-même, chaque monade garde pourtant son identité propre, ce qui préserve son invariance : c’est le principe, important pour Leibniz, de continuité. Ce principe lui permit par ailleurs de jeter les bases du transformisme, qui fut ultérieurement si précieux à Goethe dans ses tentatives de comprendre l’histoire de la Terre et de ses changements géologiques, comme une succession progressive de formes naturelles.
     Dans la vision de notre philosophe, tout être vivant, homme ou animal, constitue un ensemble ou une communauté de monades, dont chacune répond à la définition rappelée plus haut. Il lui fallait donc résoudre aussi l’important problème des relations des monades entre elles dans chacune de ces communautés. Puisque la monade dépend exclusivement de Dieu, dit-il, c’est en Lui-même que s’élaborent la communication et les liens de dépendance des monades entre elles (§ 51). L’harmonie de l’ensemble est ainsi préétablie en Dieu (§ 51-55), pour le meilleur dans la Cité divine (§ 86). Leibniz a lui-même comparé Dieu à un horloger très habile qui aurait une fois pour toutes réglé ses monades horloges, lesquelles sont indépendantes les unes des autres, mais sonnent néanmoins toujours ensemble, réalisant « l’harmonie préétablie par un artifice préalable »... parallélisme psychophysiologique avant la lettre, et que le psychophysicien Fechner développa plus tard, dans la période du savoir romantique.
     Chaque monade individuelle, « point d’énergie », est une Âme (§ 19), mais l’ensemble des monades d’un être vivant donné sont reliées substantiellement à l’une d’entre elles, qui devient la monade dominante et donc l’Âme de l’homme ou de l’animal. Ceci préfigure le concept d’organisme, si cher aux philosophes romantiques.
Monod, J. (1973). Le hasard et la nécessité: Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. Paris: Éditions du Seuil.  
Added by: admin 2009-05-05 20:41:58 Pop. 0%
      Il faut ajouter enfin, et ce point est d’une très grande importance, que le mécanisme de la traduction est strictement irréversible. Il n’est ni observé, ni d’ailleurs concevable, que de l’ « information » soit jamais transférée dans le sens inverse, c’est-à-dire de protéine à ADN. Cette notion repose sur un ensemble d’observations si complètes et si sûres, aujourd’hui, et ses conséquences, en théorie de l’évolution notamment, sont si importantes, qu’on doit la considérer comme l’un des principes fondamentaux de la biologie moderne (1). Il s’ensuit en effet qu’il n’y a pas de mécanisme possible par quoi la structure et les performances d’une protéine pourraient être modifiées et ces modifications transmises, fût-ce partiellement, à la descendance, si ce n’est comme conséquence d’une altération des instructions représentées par un segment de séquence de l’ADN. Tandis qu’inversement il n’existe aucun mécanisme concevable par quoi une instruction ou information quelconque pourrait être transférée à l’ADN.
     (1) Certains critiques (Piaget par exemple) de la première édition du présent ouvrage ont trouvé apparemment grande satisfaction à pouvoir mentionner certains résultats récents où ils croyaient voir une réfutation expérimentale de cette proposition. Il s’agissait de la découverte par Temin et par Baltimore d’enzymes doués de la propriété de transcrire l’ARN en ADN, c’est-à-dire dans le sens opposé à celui de la transcription classique. Ces belles observations en fait ne violent en rien le principe selon lequel la traduction d’information séquentielle dans le sens ADN (ou ARN) à protéine est irréversible. Les auteurs de cette découverte, qui sont des biologistes moléculaires très distingués n’ont jamais tiré de leurs travaux les conclusions que Piaget, par exemple, semble en déduire.
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