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Clarke, R. (1980). Naissance de l’homme. Paris: Éditions du Seuil.  
Added by: admin 2009-04-20 05:49:51 Pop. 0%
      En fait, l’homme d’il y a un million d’années ne tarde pas à envahir le monde entier, à l’exception des grandes forêts tropicales et équatoriales de l’Amérique et de l’Australie. Partout ailleurs, on retrouvera sa trace. Le Pithécanthrope a été le premier grand voyageur.
     Ces migrations ont conduit les hommes dans des environnements très différents, où chaque groupe a évolué séparément. On retrouve donc des différences sensibles, dans les divers fossiles, au reste peu nombreux, découverts çà et là. C’est ce qui a fait penser que c’est peut-être à cette époque lointaine que se sont différenciées les races humaines actuelles.
     Rien ne prouve cependant que les races diverses de Pithécanthropes aient été les mêmes que celles des hommes d’aujourd’hui. En outre les biologistes contestent de plus en plus cette notion de race, qu'ils souhaiteraient, dans leur majorité, remplacer par celle de « population ».
Dobzhansky, T. (1978). Le droit à l’intelligence: Génétique et égalité M. Reisinger, Trans. Bruxelles: Éditions Complexe.  
Added by: Dominique Meeùs 2009-08-22 06:19:05 Pop. 0%
      Chez les organismes à reproduction sexuée, chaque individu peut habituellement se classer dans une espèce et une seule, ou bien comme un hybride de deux espèces. Les partisans de la conception typologique des races pensaient que c’était également vrai pour les races. Chaque personne, sauf la progéniture des croisements interraciaux, pourrait se classer dans une certaine race. Ce n’est pas le cas, car les espèces sont génétiquement closes, tandis que les races constituent des systèmes génétiques ouverts. Il n’existe pas, par exemple, d’individu dont on puisse se demander s’il appartient à l’espèce humaine ou à l’espèce des chimpanzés. Ces deux espèces n’échangent pas de gènes. Par contre, il existe de nombreux peuples d’Asie du nord-ouest qui constituent des intermédiaires entre les races blanche et jaune, de même qu’il existe des intermédiaires entre les races blanche et noire en Afrique du nord. Ce qui ne veut pas dire que les individus faisant partie de ces populations intermédiaires ont nécessairement des parents qui appartiennent à des races « pures » différentes, blanche, noire ou jaune. Les populations entières constituent des intermédiaires. Quelquefois ceci est dû à des gradations secondaires (Mayr, 1963), c’est-à-dire au croisement de populations qui s’étaient différenciées génétiquement au cours d’un passé plus ou moins éloigné. C’est l’origine des « races hybrides locales » de Garn. Mais, le plus souvent, les populations intermédiaires sont autochtones ; les gradations primaires résultent de la diffusion des gènes qui se produit pendant que les races divergent, et après qu’elles se soient différenciées. Les gradients géniques résultent à la fois des gradations primaires et secondaires.
     Ces gradients géniques font qu’il est rarement possible de tracer sur les cartes une ligne qui divise les régions occupées par des races différentes. Les frontières raciales sont plus souvent brouillées que nettes. En outre, les gradients de fréquence de divers gènes et caractères peuvent correspondre assez mal, ou même pas du tout, à ces frontières. On observe cela sur des cartes qui indiquent la fréquence de divers caractères dans les populations humaines, tels que les antigènes sanguins, la pigmentation ou la taille (voir, par exemple, les cartes dans Lundman, 1967). Les races humaines ne sont pas ces unités discrètes imaginées par les typologistes. C’est pourquoi certains typologistes déçus ont préféré conclure à l’inexistence des races.
Lachelier, J. (1907). Du fondement de l’induction: Suivi de psychologie et métaphysique et de notes sur le pari de pascal 5th ed. Paris: Félix Alcan, éditeur.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2009-07-13 07:44:31 Pop. 0%
      Quant à l’autorité d’Aristote, elle est beaucoup moins décisive sur ce point qu’elle ne semble au premier abord. Il est évident, en effet, qu’Aristote n’a pas admis sérieusement que l’homme, le cheval et le mulet fussent les seuls animaux sans fiel, ni qu’il fût possible, en général, de dresser la liste complète des faits ou des individus d’une espèce déterminée : le syllogisme qu’il décrit suppose donc, dans sa pensée, une opération préparatoire, par laquelle nous décidons tacitement qu’un certain nombre de faits ou d’individus peuvent être considérés comme les représentants de l’espèce entière. Or il est visible, d’une part, que cette opération est l’induction elle-même et, de l’autre, qu’elle n’est point fondée sur le principe d’identité, puisqu’il est absolument contraire à ce principe de regarder quelques individus comme l’équivalent de tous. Dans le passage cité, Aristote (n.d) garde le silence sur cette opération : mais il l’a décrite, dans la dernière page des Analytiques, avec une précision qui ne laisse rien à désirer. « Nous percevons, » dit-il, « les êtres individuels : mais l’objet propre de la perception est l’universel, l’être humain, et non l’homme qui s’appelle Callias. » Ainsi, de l’aveu même d’Aristote, nous ne concluons pas des individus à l’espèce, mais nous voyons l’espèce dans chaque individu ; la loi n’est pas pour nous le contenu logique du fait, mais le fait lui-même, saisi dans son essence et sous la forme de l’universalité. L’opinion d’Aristote sur le passage du fait à la loi, c’est-à-dire sur l’essence même de l’induction, est donc directement opposée à celle que l’on est tenté de lui attribuer.
Lévêque, C. (2011). La nature en débat: Idées reçues sur la biodiversité. Paris: Le Cavalier Bleu.  
Added by: Dominique Meeùs 2014-02-26 09:14:56 Pop. 0%
      Pourquoi parle-t-on d’une sixième extinction de masse ? Les paléontologues ont mis en évidence l’existence au cours de l’évolution de cinq grandes périodes durant lesquelles une grande partie des espèces ont disparu de la surface de la Terre. La première il y a environ 445 millions d’années (Ma) aurait causé la disparition de 85 % des espèces. Des groupes comme les trilobites, les céphalopodes ou les échinodermes ont été particulièrement affectés. La seconde crise il y a 375 Ma a vu disparaître 75 % des espèces marines. La crise du Permien, il y a 250 Ma, a été la plus grave : près de 90 % des espèces marines disparaissent, et environ les deux tiers des insectes. Puis intervient la crise du Trias il y a 210 Ma qui affecte de nouveau les organismes marins, et enfin la crise de la fin du Crétacé, il y a 65 Ma, qui est la plus médiatisée puisqu’elle a vu disparaître les dinosaures qui avaient dominé la vie sur Terre pendant près de 140 Ma.
     Il s’agit là des principales extinctions massives, mais les paléontologues en recensent une vingtaine d’autres, d’ampleur plus ou moins importante. Au total, ce serait ainsi plus de 99 % des espèces ayant vécu sur Terre qui auraient disparu au cours de l’évolution.
      L’ambition de classer et ordonner le vivant s’apparente à un défi quasi insurmontable. D’une part l’entité « espèce » est floue et multiforme, que ce soit sur le plan morphologique, ou génétique, et chez les bactéries et les virus la notion d’espèce est loin de faire consensus. D’autre part le nombre d’espèces existant sur terre est très difficile à évaluer. Il existe un « consensus mou » pour retenir le chiffre de 7 millions d’espèces, avec une fourchette réaliste allant de 5 à 15 ou 30 millions d’espèces. Mais pour certains, ces chiffres sont encore sous-estimés, d’autant que le monde des micro-organismes commence seulement à nous révéler ses secrets. Sachant qu’environ 1,8 million d’espèces ont été décrites jusqu’ici, et qu’environ 15 000 espèces nouvelles sont décrites chaque année, il nous faudrait encore quelques siècles pour achever le recensement... Si tant est qu’on y aboutisse.
     […]
     L’inventaire actuel des espèces met en relief quelques paradoxes. Parmi les 1,8 million d’espèces décrites, il y en a « seulement » 230 000 dans le milieu marin (soit 15 % du nombre d’espèces connues) alors que ce dernier est le milieu d’origine de la vie, et couvre les deux tiers de la surface de la Terre. Par contre le milieu marin héberge 2,5 fois plus de lignées évolutives que le milieu terrestre. Un autre paradoxe est celui des eaux douces qui hébergent 130 000 espèces (soit l’équivalent de la moitié des espèces marines) alors qu’elles occupent une surface inférieure à 0,1 % de la surface du globe. Une des explications possibles est que beaucoup de milieux aquatiques continentaux sont isolés les uns des autres, et se comportent ainsi comme des îles dans lesquels les populations évoluent indépendamment, ce qui conduit à beaucoup d’endémisme.
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