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Atlan, H. (2007) Inné et acquis: Les réponses d’henri atlan (31 mai 2007). Philosophie Magazine, 10 . Retrieved December 21, 2010, http://www.philomag.com/fiche-philinfo.php?id=37  
Last edited by: Dominique Meeùs 2010-12-22 08:24:47 Pop. 0%
      Un cerveau humain offrant un un million de milliards de connexions possibles, se construisant au cours d’une vie, comment 30 000 gènes détermineraient-ils tout le comportement — notamment nos affections psychologiques, la délinquance, le comportement suicidaire, l’invention de la sexualité ? [Frédéric Joignot]
     La question n’est pas tant le nombre de gènes qui serait insuffisant pour déterminer les synapses. On pourrait imaginer des combinaisons de gènes et des combinaisons de combinaisons en nombre aussi grand que l’on veut. La question est celle du nombre de niveaux d’organisation qui séparent le niveau moléculaire des gènes et des protéines de celui du cerveau, dans sa structure et son fonctionnement. Deux vrais jumeaux — qui ont donc les mêmes gènes — ont des systèmes nerveux, et aussi des propriétés d’autres systèmes, comme le système immunitaire par exemple, différents car les phénomènes épigénétiques, d’auto-organisation et autres, qui comportent une part importante de hasard, jouent un rôle déterminant dans leur développement, depuis l’embryon et pendant toute la vie. Ceci prive souvent de sens la question même du déterminisme génétique — c’est-à-dire moléculaire — d’un fonctionnement cérébral aussi complexe que ce qu’on appelle un « comportement ».
Changeux, J.-P. (2002). L’homme de vérité M. Kirsch, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 21:00:01 Pop. 0%
      Dans certains cas de cécité précoce, les techniques d’imagerie cérébrale révèlent une extension significative du cortex pariétal somato-sensoriel de l’hémisphère gauche, après un an d’entraînement intensif au braille. Cette aire est concernée en particulier par la perception tactile de l’espace. La trace est stable et persiste pendant plusieurs années. Mais l’imagerie fonctionnelle révèle également un phénomène inattendu : une forte activation des aires visuelles primaires et secondaires du cortex occipital, dont on sait qu’elles sont spécialisées dans la vision chez les sujets voyants. À la suite de l’acquisition du braille, les aires visuelles des sujets aveugles deviennent capables de recevoir et de traiter des informations tactiles. De plus, la stimulation magnétique transcrânienne, nouvelle technique utilisée pour inactiver de façon réversible des aires délimitées du cortex, perturbe considérablement la lecture en braille quand on l’applique au niveau du cortex somato-sensoriel et aussi au niveau du cortex visuel strié chez le malvoyant. Dans le premier cas, la détection des mots en braille est perturbée, quel que soit le sens des mots. Dans le second cas, les sujets détectent le braille, mais sont incapables de dire si le texte a un sens ou non. Dans les deux cas, l’apprentissage de l’écriture braille produit un changement caractéristique de la connectivité cérébrale. Le modèle le plus plausible, sinon le seul, pour rendre compte de ces résultats remarquables, pose qu’à la naissance des connexions fonctionnelles existent déjà entre les cortex somato-sensoriel et visuel ainsi qu’entre le thalamus non visuel et le thalamus visuel. L’apprentissage du braille aurait pour effet de sélectionner mais aussi d’amplifier par bourgeonnement les branchements terminaux des axones de ces voies préexistantes au bénéfice de la lecture tactile.
      […] l’ensemble des résultats obtenus à ce jour sur divers modèles animaux démontrent que, si un nombre important de structures cérébrales sont préformées ou innées, l’activité spontanée et/ou évoquée du système nerveux en cours de développement est nécessaire à leur évolution ultérieure.
     Les principales caractéristiques de l’organisation cérébrale propres à l’espèce sont déterminées par une enveloppe génétique qui commande la migration et la différenciation des catégories de cellules, la croissance et la formation étendue de connexions, le comportement des processus nerveux en cours de croissance, la reconnaissance de cellules cibles et le démarrage de l’activité spontanée. Cette enveloppe détermine également la structure des molécules qui entrent dans l’architecture des synapses, les règles régissant leur assemblage ainsi que le contrôle de leur évolution, par l’activité du réseau. Néanmoins, au sein de cette enveloppe génétique, des processus « épigénétiques » se manifestent dans le réseau en développement, comme l’attestent tant les phénomènes régressifs que les processus de croissance des connexions que je viens de mentionner.
     Au cours de périodes sensibles du développement, on peut donc assister temporairement à une diversification exubérante de contacts svnaptiques, suivie de la stabilisation sélective de certains de ces contacts labiles et de l’élimination (ou de la rétraction) des autres. Concurremment, des phénomènes de croissance et de régénération des connexions peuvent se poursuivre à l’échelon local. Ces « allées et venues » des contacts synaptiques se maintiennent chez l’adulte. Mais l’équilibre se déplace au cours du vieillissement, et la régression finit par l’emporter avant la mort.
      Dans le cerveau humain, on compte environ cent milliards de neurones et de l’ordre de un million de milliards de connexions entre neurones.
Edelman, G. M., & Tononi, G. (2000). Comment la matière devient conscience J.-L. Fidel, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 19:22:45 Pop. 0%
      Le cerveau humain adulte pèse environ 1,5 kilogramme et contient environ cent milliards de cellules nerveuses ou neurones. La structure la plus récente par son évolution, le cortex, contient environ trente milliards de neurones et un million de milliards de connexions ou synapses.
Godaux, É. (1990). Cent milliards de neurones. Éditions Labor.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 21:39:51 Pop. 0%
      Notre cerveau est assurément l’objet le plus complexe de l’univers. Il est constitué de plus de cent milliards de cellules nerveuses qui sont, chacune, en relation directe avec dix mille de leurs semblables. Ainsi son identité même s’affirme au travers d’une complexité gigantesque que l’on peut chiffrer à un milliard de milliards d’interactions.
Jouvet, M. (1992). Le sommeil et le rêve. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 21:23:52 Pop. 0%
      Faut-il alors admettre que le programme génétique mis en jeu pendant le développement pré- et postnatal soit responsable, une fois pour toutes, des innombrables et subtiles connexions interneuronales à l’origine de tel ou tel trait de caractère, pendant toute une existence ? C’est tout simplement impossible, d’une part parce que la programmation génétique de milliers de milliards de connexions synaptiques nécessiterait un nombre de gènes bien supérieur à celui qui existe dans le génome, et, d’autre part, parce que les influences de l’environnement finiraient par altérer définitivement ces connexions.
Lévy, J.-P. (1997). La fabrique de l’homme. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2010-01-02 08:12:20 Pop. 0%
      En fait c’est avec la fonction que ces différenciations s’opèrent et que les connexions définitives s’établissent. C’est le début d’un autre processus qui va se poursuivre toute la vie : l’individualisation de chaque cerveau en fonction de ses propres expériences. À une période de mise en place commune, génétiquement conditionnée, succède une autre période, épigénétique, strictement individuelle. Au terme de cette épigenèse (si l’on peut parler de « terme » pour un processus qui se poursuit toute la vie, ou presque), aucun cerveau n’est identique à un autre.
     Mais il ne faut pas oublier une troisième phase dans cette maturation de l’encéphale. Après la mise en place des cellules, puis de leurs connexions, c’est la phase de l’élagage qui commence avant la naissance et se poursuit après elle. Le cerveau ne se contente pas d’établir des connexions, il ne cesse aussi d’en détruire. […] une part importante de l’élimination des neurones ne se fait plus automatiquement chez nous selon un programme génétique, qui mènerait à des individus rigoureusement identiques les uns aux autres, mais en fonction des hasards de l’expérience individuelle. C’est ce qui fait de chaque cerveau un modèle unique. Apprendre sera la même chose : sélectionner, parmi beaucoup d’autres, les neurones ou les réseaux de neurones à conserver et éliminer les autres.
      Un cerveau à la fois banal et exceptionnel
     Au total, la fabrique de la pensée humaine ne se distingue des autres encéphales que par très peu de choses. Les neurones sont les mêmes et ils émettent les mêmes influx nerveux. Les structures sont conservées depuis les mammifères primitifs, et les mêmes organes constituent le cerveau. Seul nous caractérise le développement considérable du néocortex qui a multiplié le nombre de ses neurones et de leurs connexions, et du même coup les possibilités de diversification des aires spécialisées dans l’analyse des données, leurs associations et les décisions qui peuvent résulter de leur utilisation. Mais une autre particularité de l’homme est essentielle : son interminable capacité à restructurer son encéphale, c’est-à-dire à apprendre. Dans un sens, il a la chance de rester toute sa vie un enfant. Les systèmes nerveux des animaux les plus primitifs sont si semblables, d’un animal à l’autre, que l’on peut retrouver et numéroter chacun des neurones, dotés de fonctions strictement identiques, de l’aplysie ou de la daphnie. Avec leur multiplication, chaque neurone se dispose de façon plus variable, même si le plan d’ensemble est strictement réalisé selon un programme génétique commun, si bien qu’il serait illusoire, déjà chez la souris, de chercher à individualiser chaque cellule nerveuse. Deux souris, même de souches pures, ne sont pas absolument identiques. Chez l’homme, cette démarche serait d’autant plus vaine que le nombre des neurones s’est encore considérablement accru, mais surtout parce que la phase de structuration épigénétique, qui se poursuit des décennies, prend une place considérable et fait de chaque encéphale une entité unique. Le cerveau humain est un produit exceptionnel qui, rappelons-le, est encore loin d’avoir atteint son poids définitif à la naissance, puisqu’il pourra se multiplier ensuite par cinq, laissant d’énormes possibilités d’apprentissage, c’est-à-dire de remaniement cérébral.
Vignaux, G. (1991). Les sciences cognitives: Une introduction. Paris: Éditions La Découverte.  
Added by: Dominique Meeùs 2010-11-13 16:46:16 Pop. 0%
      D’une part, la plasticité cérébrale n’est pas indéfinie — quand un certain nombre d’ajustements sont terminés, les voies neuronales perdent toute capacité de se modifier — et, d’autre part, dans certaines parties du cerveau, il est essentiel, en revanche, que demeure une plasticité permanente, parce qu’il s’agit de circuits neuronaux permettant l’apprentissage et assurant au cerveau de stocker continûment de nouvelles connaissances.
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