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Van Duppen, D., & Hoebeke, J. (2016). De supersamenwerker. Anvers: EPO.  
Added by: Dominique Meeùs 2016-12-20 21:12:52 Pop. 0%
      Al in de oudheid deden mensen wetenschappelijk onderzoek. Maar pas de laatste vijfhonderd jaar is de wetenschappelijke revolutie echt doorgebroken, ook omdat dit wetenschappelijk onderzoek werd toegepast in de productie.

Galileo Galilei veroorzaakte in de aanhef van die nieuwe tijd — op gevaar van eigen leven want de katholieke inquisitie dreigde — een omwenteling in het denken over de kosmos en de aarde. Dat de aarde om de zon draait, het heliocentrisme, verving het oude beeld van de zon die om de aarde draait. Copernicus had die stelling al eerder geopperd, maar Galilei plaatste ze op de wetenschappelijke agenda. Hij was samen met Bacon ook de vader van het fysisch experimenteren. De fysieke praktijk was voor hen de toetssteen voor de theorie.

Het werk van Charles Darwin veroorzaakte een vergelijkbare omwenteling in de wetenschap over het organische leven op aarde. Darwin hanteerde dezelfde wetenschappelijke methode: eerst observatie, vervolgens het formuleren van een hypothese, met testbare voorspellingen en ten slotte experimentele verificatie. Van de praktijk naar de theorie en dan terug naar de praktijk, die methode zat ingebakken in zijn manier van werken. Dat verklaart het grote succes van zijn werk. Na zijn reis met de Beagle zei hij: ‘Wat ik ontdekt heb, is het plezier van observeren en logisch nadenken.’

Weber, M. (2001). Économie et société dans l’antiquité: Précédé de les causes sociales du déclin de la civilisation antique C. Colliot-Thélène & F. Laroche, Trans. Paris: Éditions La Découverte.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-08-15 07:01:07 Pop. 0%
      La civilisation de l’Antiquité est avant tout et essentiellement une civilisation urbaine. La ville supporte la vie politique, ainsi que l’art et la littérature. Dans le domaine économique aussi, du moins aux premiers temps de l’histoire, l’Antiquité répond au type d’économie que nous avons coutume d’appeler aujourd’hui une « économie urbaine » [Stadtwirtschaft]. […] Les fondements économiques de la cité antique consistent, au début, dans l’échange, sur le marché urbain, des produits de l’artisanat [Gewerbe] urbain avec ceux d’une étroite campagne environnante. Cet échange direct entre producteurs et consommateurs couvre pour l’essentiel les besoins, sans apports extérieurs, L’idéal d’Aristote : l’αυτάρκεια (l’autosuffisance de la cité), était devenu une réalité dans la majorité des cités grecques.
      Sans doute, sur ces fondements locaux s’instaure, dès la plus haute Antiquité, un commerce international, qui couvre un espace important et brasse de nombreux biens. L’histoire nous renseigne précisément sur les cités dont les navires portent ce commerce : mais, du fait même que nous sommes renseignés sur elles, nous sommes tentés d’oublier un point : son insignifiance quantitative. D’abord, la civilisation européenne antique est une civilisation côtière [Küstenkultur], tout comme son histoire est avant tout une histoire de villes côtières. Juste à côté du système d’échanges urbain techniquement très perfectionné, on trouve, sans transition, l’économie naturelle des paysans barbares de l’intérieur, réunis en communautés locales [Gaugenossenschaften] ou sous l’autorité de patriarches féodaux. Ce n’est que sur mer ou sur de grands fleuves que des échanges internationaux peuvent devenir permanents et durables. En Europe, l’Antiquité n’a pas connu de trafic continental que l’on puisse comparer ne serait-ce qu’à celui de l’époque médiévale. Les routes romaines tant vantées, pas plus que la poste romaine, ne portent un commerce qui rappellerait, même de loin, la situation moderne. Les différences de rentabilité sont énormes entre les produits continentaux et ceux que l’on obtient au bord de voies d’eau. La proximité des routes romaines, dans l’Antiquité, n’était pas considérée comme un avantage, mais comme une plaie : elles apportaient avec elles les cantonnements militaires et la vermine ; c’étaient des voies militaires, non des voies commerciales.
     Dans le sol encore intact de l’économie naturelle, les échanges ne poussent pas de racines profondes : seule est l’objet d’un commerce véritablement permanent une mince frange d’articles de grande valeur : métaux précieux, ambre, tissus précieux, quelques objets de fer, des poteries, etc. Ce sont des objets de luxe qui, en raison de leur prix élevé, peuvent supporter les énormes frais de transport. Un tel commerce n’est en rien comparable aux échanges modernes […] Il est sans doute exact que des villes comme Athènes et Rome en étaient réduites, pour leurs besoins en céréales, à les importer. Mais il s’agit toujours de cas exceptionnels du point de vue de l’histoire universelle et de besoins que la communauté prend en charge elle-même, car elle ne veut ni ne peut en confier la satisfaction au libre commerce.
     Ce ne sont pas les masses qui, par leurs besoins courants, interviennent dans le trafic international, mais une mince couche de possédants. Il en résulte que l’inégalité croissante des fortunes est, dans l’Antiquité, la condition de l’essor du commerce. Mais cette inégalité des fortunes — qui nous mène à un troisième point, décisif — s’accomplit selon des modalités et dans un sens très précis : la civilisation antique est une civilisation esclavagiste.
      … hommes étaient bon marché, et ils l’étaient à cause des caractéristiques des guerres constantes de l’Antiquité. La guerre, dans l’Antiquité, est en même temps une chasse aux esclaves : elle ne cesse de faire des apports au marché d’esclaves et favorise de façon inouïe le travail non libre et l’accumulation des hommes. Cela condamna l’activité libre à l’immobilisme et la fixa au stade du travail salarié sans capitaux pour une clientèle locale [auf der Stufe der besitzlosen Kunden-Lohnarbeit]. Cela empêcha le développement, entre des entrepreneurs libres utilisant un travail salarié libre, d’une concurrence pour la vente sur le marché et, ce faisant, la prime économique qui va à toute découverte qui économise le facteur travail, comme cela se fit à l’époque moderne. Dans 1’Antiquité, au contraire, le poids économique du travail non libre dans l’οἶκος croît régulièrement. Seuls les propriétaires d’esclaves peuvent, en divisant le travail des esclaves, satisfaire leurs besoins et augmenter leur niveau de vie. Seule l’entreprise esclavagiste est en mesure, au-delà de la satisfaction de ses besoins intemes, de produire de plus en plus pour le marché.
      … dans l’Antiquité, le développement du commerce international s’accompagne de la concentration de travail non libre dans la grande maison [Haushalt] esclavagiste. Sous une superstructure d’économie de marché se glisse et se développe incessamment une infrastructure où les besoins sont satisfaits sans faire appel au marché : les concentrations d’esclaves absorbent constamment des êtres humains, dont les besoins sont couverts, pour l’essentiel, non par le marché mais par leur production propre. Plus se développent les besoins de la couche supérieure propriétaire d’esclaves et s’étend le marché qu’ils créent, plus les échanges perdent en intensité, plus ils se réduisent à un mince filet qui s’étale sur un fond d’économie naturelle : ses mailles s’affinent sans doute, mais ne cessent de s’amenuiser du même mouvement. […] Dans l’Antiquité, le commerce intemational laisse prospérer les οἶκος, qui enlèvent à l’économie de marché locale son sol nourricier.
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