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Malinowski, B. (1980). Le crime et la coutume dans les sociétés primitives (S. Jankélévitch, Trans.). In Trois essais dur la vie sociale des primitifs Paris: Éditions Payot.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-08-06 06:24:10 Pop. 0%
      Ce qu’il y a de plus remarquable dans la nature légale des relations sociales, c’est que la réciprocité, le principe du « donnant-donnant », règne d’une façon souveraine également à l’intérieur du clan, voire à l’intérieur d’un groupe de parents les plus proches. Ainsi que nous l’avons déjà montré, les rapports entre l’oncle maternel et les neveux, ceux entre frères, et même les rapports les plus désintéressés, ceux qui existent entre un homme et sa sœur, reposent tous sur la réciprocité et sur la rémunération des services. C’est en ayant en vue ces groupes de parents très proches qu’on a cru pouvoir affirmer l’existence d’un « communisme primitif ». Le clan est souvent décrit comme étant, dans la jurisprudence primitive, la seule personne légale, le seul organisme et la seule entité reconnue. « Ce n’est pas l’individu qui est l'unité, mais le groupe de parents ; l’individu n’est qu’un élément de ce groupe », dit M. Sidney Kartland.

Ceci est certainement exact, pour autant qu’il s’agit du domaine de la vie sociale dans lequel le groupe de parenté (clan totémique, phratrie, moitié ou classe) joue le jeu de réciprocité avec des groupes correspondants. Mais qu’en est-il de la parfaite unité à l’intérieur du clan ? À ce propos, on nous offre l’universelle solution qui consiste à affirmer l’existence d’un « sentiment de groupe », sinon d’un « instinct de groupe », particulièrement vigoureux dans la région du monde dont nous nous occupons et « habitée par un peuple dominé par un sentiment de groupe dans le genre de celui qui anime le Mélanésien » (Rivers). C’est, nous le savons, une manière de voir erronée. À l’intérieur du groupe formé par les parents les plus proches, des rivalités, des dissensions, l’égoïsme le plus farouche se donnent libre cours et dominent en fait les relations entre les membres de ce groupe. Je reviendrai d’ailleurs sur ce point, car il faut mettre en avant plus de faits, et de plus éloquents, pour mettre fin au mythe du communisme de parenté, de la parfaite solidarité régnant soi-disant à l’intérieur du groupe dont les membres sont liés les uns aux autres par le fait de la descendance directe ; mythe repris récemment par Rivers et qui est malheureusement sur le point de gagner l’adhésion générale.

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