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Bachelard, G. (1975). Le rationalisme appliqué 5th ed. Paris: Presses universitaires de France.  
Added by: Dominique Meeùs 2010-11-13 19:53:15 Pop. 0%
      La science de Lavoisier qui fonde le positivisme de la balance est en liaison continue avec les aspects immédiats de l’expérience usuelle. Il n’en va plus de même quand on adjoint un électrisme au matérialisme. Les phénomènes électriques des atomes sont cachés. Il faut les instrumenter dans un appareillage qui n’a pas de signification directe dans la vie commune. Dans la chimie lavoisienne on pèse le chlorure de sodium comme dans la vie commune on pèse le sel de cuisine. Les conditions de précision scientifique, dans la chimie positiviste, ne font qu’accentuer les conditions de précision commerciale. D’une précision à l’autre, on ne change pas la pensée de la mesure. Même si on lit la position de l’aiguille fixée au fléau de la balance avec un microscope, on ne quitte pas la pensée d’un équilibre, d’une identité de masse, application très simple du principe d’identité, si tranquillement fondamental pour la connaissance commune. En ce qui concerne le spectroscope de masse, nous sommes en pleine épistémologie discursive. Un long circuit dans la science théorique est nécessaire pour en comprendre les données. En fait, les données sont ici des résultats.
     On nous objectera que nous proposons une distinction bien délicate pour séparer la connaissance commune et la connaissance scientifique. Mais il est nécessaire de comprendre que les nuances sont ici philosophiquement décisives. Il ne s’agit rien moins que de la primauté de la réflexion sur l’aperception, rien moins que de la préparation nouménale des phénomènes techniquement constitués.
Changeux, J.-P. (2002). L’homme de vérité M. Kirsch, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 21:00:01 Pop. 0%
      Curieusement, la neuroscience a été imprégnée pendant des dizaines d’années par une philosophie empiriste tacite. Elle était déjà présente dans les premières recherches sur l’arc réflexe […] Pavlov produisait des réponses conditionnées […] Il affirmait ainsi que, pour construire un réflexe conditionné, le cerveau « devait être dégagé de toute autre activité nerveuse ». Jusqu’à une époque récente, les enregistrements électrophysiologiques standard consistaient le plus souvent en des réponses évoquées, c’est-à-dire provoquées par des stimuli issus du monde extérieur, chez des animaux anesthésiés.
     Ce modèle semble aujourd’hui bien naïf et certainement trop simple. En réalité, le cerveau se comporte naturellement comme un système autonome qui projette en permanence de l’information en direction du monde extérieur, au lieu de recevoir passivement son empreinte. […] L'activité intrinsèque spontanée du cerveau est l’une de ses composantes majeures.
Cohen, I. B. (1962). Les origines de la physique moderne: De copernic à newton J. Métadier, Trans. Paris: Éditions Payot.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2009-08-15 18:25:29 Pop. 0%
      La méthode employée par Galilée, telle que nous l’avons décrite, ressemble à celle utilisée par les hommes de science les meilleurs ; pourtant elle diffère radicalement de celle communément décrite dans les manuels élémentaires et présentée comme « la méthode scientifique ». La première chose à faire, explique-t-on dans les manuels, c’est de « rassembler toutes les informations pertinentes », etc. La façon habituelle de procéder, nous dit-on, consiste donc à collecter un grand nombre d’observations, ou de faire une série d’expériences, puis de mettre en ordre les résultats, de les généraliser, de chercher une relation mathématique pouvant les exprimer et, finalement, de trouver une loi. Mais Galilée procède différemment : il s’assoit à son bureau, prend une feuille de papier et un crayon, médite et crée des idées. Il commence par s’appuyer sur la conviction primordiale que la nature est simple et que l’on peut ainsi spéculer sur des abstractions naturelles ; puis il cherche une relation simple du premier degré, plutôt que d’un degré plus élevé, et trouve la relation la plus simple n’impliquant pas contradiction.
Madaule, J. (1953). La pensée historique de toynbee. In Le monde et l’Occident (pp. 9–65). Paris: Desclée De Brouwer.  
Added by: Dominique Meeùs 2010-07-30 00:12:20 Pop. 0%
      Les historiens qui se soucient avant tout d’exactitude ont eu beau jeu de montrer combien les arguments de Toynbee sont parfois faibles et reposent ou sur des faits controuvés ou sur des faits mal interprétés. Ils lui reprochent de se contenter de documents de seconde ou de troisième main. Mais n’est-ce point là condamner le projet lui-même d’une Histoire universelle ? Il est impossible, en effet, de tenter une pareille entreprise si l’on oblige l’historien à ne parler que de ce qu’il connaît de première main. Je crois cependant qu’une pareille entreprise est à la fois légitime et nécessaire et que, si l’on doit noter les faiblesses de Toynbee, il faut en même temps reconnaître que ce qu’il a essayé devait être tenté.
     Lorsque, en effet, nous considérons dans son ensemble l’Histoire de l’humanité, nous ne pouvons pas ne pas être frappés par certaines analogies. […] Ces analogies de structure et de comportement demandent à être sérieusement étudiées, et c’est un fait qu’elles l’ont été jusqu’ici fort peu par les historiens. Au fur et à mesure qu’ils s’enfoncent dans la période qu’ils ont choisie pour leur spécialité, nous les voyons insister sur les caractères propres de cette période, comme s’ils n’étaient plus capables que de saisir les différences. Tout rapprochement, toute analogie leur semblent dès lors incongrus. Cela provient à la fois d’un excès de science et d’une certaine ignorance. Ils connaissent trop bien une partie de l’Histoire, mais ils ignorent par trop tout le reste.
     […]
     La tentative était légitime, car nous disposons à présent d’un matériel suffisant pour permettre des confrontations utiles. Les derniers siècles n’ont pas seulement été des siècles d’investigation et de conquête dans le domaine géographique ; ils ont été aussi des siècles de découvertes dans le domaine de l’Histoire. […]
     Cette tentative était en outre nécessaire. […]
Weinberg, S. (1993). Dreams of a final theory: Search for the ultimate laws of nature. Londres: Hutchinson Radius.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-05-03 08:46:32 Pop. 0%
      […] a half-serious maxim attributed to Eddington : « One should never believe any experiment until it has been confirmed by theory. »
     […] I have been emphasizing the importance of theory here because I want to counteract a widespread point of view that seems to me overly empiricist. […] It appears that anything you say about the way that theory and experiment may interact is likely to be correct, and anything you say about the way that theory and experiment must interact is likely to be wrong.
      I have emphasized the theoretical side of this story [general relativity] as a counterweight to a naive overemphasis on experiment. Scientists ans historians of science have long ago given up the old view of Francis Bacon, that scientific hypotheses should be developed by patient and unprejudiced observation of nature.
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