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Faure, P. (1973). La vie quotidienne en crète au temps de minos, 1500 av. j.-c; Paris: Hachette.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2011-05-28 21:22:55 Pop. 0%
      Au début du Minoen moyen la Crète traverse une phase d’expansion démographique et économique. La surnatalité fait craquer les frontières trop étroites du clan et de la famille. Les villages doivent abandonner les tombes voûtées, devenues trop étroites et trop pleines. De nouveaux pionniers quittent chaque communauté pour aller défricher au loin d’autres terres, courir les flots, tenter l’aventure à l'étranger. Ils vont fonder ailleurs de nouveaux foyers et substituer telle ou telle forme de propriété individuelle à la forme de culture collective dans laquelle ils sont nés. S’ils reviennent, ils ramènent des idées, des exigences et des façons de vivre nouvelles. Voire des objets nouveaux, fabriqués en Égypte, en Syrie, en Asie Mineure ou dans les îles, et que les archéologues identifient dans les tombes. […] Mais cet excès de fécondité a eu surtout pour conséquence de multiplier la main-d’œuvre rurale et d’intensifier l'exploitation des terres. Au début du second millénaire un surplus alimentaire considérable est apparu, qu'il a fallu stocker, répartir, écouler, pour ne pas le laisser perdre ou piller. Les jarres, dans les magasins de la famille ou de la communauté, de petites qu’elles étaient sont devenues énormes. Mais ni les olives, ni les fruits séchés, ni les grains, ni les liquides ne se gardent indéfiniment, et ce n’est pas l’homme le plus puissant ou le plus actif du village qui est capable d’en assurer la conservation. Les paysans crétois ont mis les produits de la ferme sous la protection des dieux de la terre et du ciel. À l’époque même où se construisent les premiers « palais », se développent trois sortes de sanctuaires collectifs : sur les sommets des montagnes, dans les profondeurs des cavernes et en rase campagne. Les prétendus palais ne sont eux aussi que des sanctuaires. Ils absorbent le surplus de main-d’œuvre humaine et de la production alimentaire de communautés rurales de plus en plus mêlées. Ils administrent une dîme sacrée, un bien collectif sacré, un personnel sacré, quittes à tomber un jour entre des mains profanes.
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