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Chomsky, N. (2001). Le langage et la pensée: Contributions linguistiques à l’étude de la pensée L.-J. Calvet, Trans. Paris: Éditions Payot & Rivages.  
Last edited by: admin 2010-12-12 18:09:05 Pop. 0%
      Lorsque nous nous demandons ce qu’est le langage humain, nous ne lui trouvons pas de similitudes frappantes avec les systèmes de communication animale. Il n’y a rien d’utile à dire sur le comportement et sur la pensée au niveau d’abstraction auquel la communication animale et la communication humaine se rejoignent. Les exemples de communication animale qui ont été jusqu’ici examinés partagent effectivement bien des propriétés avec les systèmes gestuels humains, et il serait raisonnable d’explorer la possibilité de relation directe dans ce cas. Mais il apparaît que le langage humain est fondé sur des principes entièrement différents. Ceci est je crois un point important, trop souvent dédaigné par ceux qui approchent le langage humain comme un phénomène biologique, naturel ; il semble en particulier relativement sans objet de spéculer sur l’évolution du langage humain à partir de systèmes plus simples — aussi absurde peut-être que de spéculer sur l’ « évolution » des atomes à partir de nuages de particules élémentaires.
     Pour ce que nous en savons, la possession du langage humain s’accompagne d’un type spécifique d’organisation mentale et pas simplement d’un degré élevé d’intelligence. L’idée selon laquelle le langage humain serait simplement un exemple plus complexe de quelque chose que l’on trouverait partout dans le monde animal semble n’avoir aucune solidité. Ceci pose un problème au biologiste car, si c’est vrai, c’est un bel exemple d’ « émergence » — apparition d’un phénomène qualitativement différent à un stade particulier de complexité d’organisation. C’est la reconnaissance de ce fait qui, quoique formulée différemment, a en grande partie motivé l’étude du langage à l’époque classique chez ceux qui étaient en premier lieu intéressés par la nature de la pensée.
Edelman, G. M., & Tononi, G. (2000). Comment la matière devient conscience J.-L. Fidel, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob.  
Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 19:22:45 Pop. 0%
      Un animal seulement doté d’une conscience primaire peut produire une « image mentale » ou une scène fondée sur l’activité réentrante intégrée du noyau dynamique. Cette scène est en grande partie déterminée par la succession des événements réels survenant dans l’environnement et, jusqu’à un certain point, par l’activité sous-corticale inconsciente. Cet animal a une individualité biologique, mais non de vrai soi, de soi conscient de lui-même. Bien qu’il ait du « présent remémoré », sous l’effet de l’activité du noyau dynamique à travers le temps réel, il n’a pas de concept du passé ou du futur. Ces concepts n’ont émergé que lorsque les aptitudes sémantiques — à savoir la capacité à exprimer des sentiments et à se référer à des objets et à des éléments au moyen de symboles — sont apparues au cours de l’évolution. Nécessairement, la conscience de niveau supérieur implique des interactions sociales. Lorsque l’aptitude linguistique pleine et entière, fondée sur la syntaxe, est apparue chez les précurseurs d’Homo sapiens, la conscience de niveau supérieur s’est épanouie, en partie par suite des échanges au sein de la communauté des êtres qui parlaient. Les systèmes syntaxiques et sémantiques ont fourni de nouveaux moyens de construction symbolique et un nouveau type de mémoire médiatisant la conscience de niveau supérieur. La conscience de la conscience est alors devenue possible.
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