| Changeux, J.-P. (2002). L’homme de vérité M. Kirsch, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob. |
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| Last edited by: Dominique Meeùs 2016-05-30 21:00:01 |
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| Noam Chomsky (1995) allait encore plus loin et émettait des doutes sur l’ensemble de l’entreprise d’investigation naturaliste du langage. pour lui, « en raison des limites biologiques » de notre cerveau, le langage et sa générativité relèveraient probablement de « secrets ultimes de la nature » qui « demeureront à jamais » dans l’ « obscurité ». |
| Chomsky, N. (1972). Entretien de noam chomsky avec jean paris. In J. Paris (Ed.), Hypothèses (pp. 63–71). Paris: Seghers-Laffont. |
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| Added by: Dominique Meeùs 2010-09-26 15:37:58 |
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| Personnellement, j’ai beaucoup appris de ce structuralisme européen, de Roman Jakobson en particulier, qui a été mon professeur, et qui est un très grand ami ; je n’ai pas besoin de rappeler combien ses contributions restent essentielles. |
| Holenstein, E. (1974). Jakobson: Ou le stucturalisme phénoménologique. Paris: Seghers. |
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| Added by: Dominique Meeùs 2010-09-26 14:03:49 |
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| Vers la fin des années cinquante, la linguistique américaine connut une profonde transformation. Les bases empiristes et behavioristes de la linguistique bloomfieldienne furent mises en question radicalement par des conceptions néo-rationalistes. Jakobson avait sa part de responsabilité dans cette nouvelle orientation. Le principal représentant de la nouvelle grammaire transformationnelle, Noam Chomsky, avait été son élève à Harvard et est maintenant son collègue au M.I.T. |
| Zaslawsky, D. (1982). Analyse de l’être: Essai de philosophie analytique. Paris: Les Éditions de Minuit. |
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| Added by: Dominique Meeùs 2010-11-24 22:55:22 |
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| Mais ce que ce dernier [le linguiste] ajoute à la version philosophique de cette solution [certains adjectifs ne se disent que de certaines choses], c’est l’idée — empruntée en fait, à l’origine, aux logiciens — que Chomsky a traduite par les mots « restriction de sélection », et qui consiste à considérer la question sous son aspect purement combinatoire : étant donné une structure propositionnelle comme celle de la prédication, qui est déjà fortement « contrainte » au point de vue syntaxique puisqu’elle exige (et dans cet ordre) un substantif, le verbe « être » et un adjectif, faudra-t-il encore, pour obtenir une phrase sensée, respecter d’autres règles, qui ne pourront être, précisément, que des restrictions imposées au choix des substantifs et des adjectifs qu’on voudra associer les uns aux autres ? Tout ce qui vient d’être dit montre que tel est bien le cas : le langage est régi par des contraintes qui ne sont pas seulement formelles et syntaxiques, mais qui touchent aussi le contenu sémantique des formes ; si bien que, même lorsque l’ensemble des règles syntaxiques ont été suivies, il reste encore à prendre garde à des contraintes sémantiques qui viendront limiter le nombre et la nature des combinaisons possibles. |