| Dawkins, R. (2003). Le gène égoïste L. Ovion, Trans. Paris: Éditions Odile Jacob. |
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| Last edited by: Dominique Meeùs 2010-10-04 06:36:35 |
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| Mais un changement de point de vue peut, au mieux, réaliser quelque chose de plus grand qu’une théorie. Il peut introduire tout un climat de pensée propice à la naissance de nombreuses théories excitantes et vérifiables, et à la découverte de faits auxquels on n’avait pas pensé. |
| de Duve, C. (2013). Sept vies en une: Mémoires d’un prix nobel. Paris: Éditions Odile Jacob. |
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| Added by: Dominique Meeùs 2013-01-13 09:54:03 |
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[…] une hypothèse qui m’avait été inspirée par la découverte des maladies lysosomiales par mon collègue belge Géry Hers. ]’ai proposé, par analogie avec ces affections, que l’accumulation de lipides au sein des lysosomes des cellules artérielles pourrait être la conséquence d’une digestion défectueuse […]. Cette hypothèse devait finalement s’avérer fausse […]. Cette expérience est venue démontrer une fois de plus qu’une hypothèse, pour être séduisante, n’est pas nécessairement correcte, mais qu’elle ne doit pas nécessairement être correcte pour être fructueuse. L’important est de ne pas s’y accrocher une fois que sa fausseté est devenue évidente. Dans le cas présent, mon hypothèse de travail, bien que fausse, devait inspirer plusieurs expériences fort instructives, avec, notamment, la découverte d’une nouvelle forme de surcharge des lysosomes […]. |
| Lefebvre, H. (1962). Le matérialisme dialectique 5th ed. Paris: Presses universitaires de France. |
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| Last edited by: Dominique Meeùs 2011-10-22 14:16:45 |
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| La logique formelle a engagé la pensée rationnelle dans une série de conflits. Le premier est un conflit entre la rigueur et la fécondité. Dans le syllogisme (même s’il n’est pas absolument stérile) la pensée n’est rigoureusement cohérente qu’en se maintenant dans la répétition des mêmes termes. Il est bien connu que l’induction rigoureuse n’est pas celle qui permet de passer des faits aux lois. Tout fait, toute constatation expérimentale introduisent dans la pensée un élément neuf, donc sans nécessité du point de vue du formalisme logique. Les sciences se sont développées en dehors de la logique formelle, et même contre elle. Mais alors si la science est féconde, elle ne part pas de vérités nécessaires, elle ne suit pas un développement rigoureux. La logique et la philosophie restent hors des sciences, ou ne viennent qu’après elles, pour constater leurs méthodes spécifiques, sans rien leur apporter. Réciproquement les sciences sont extérieures à la philosophie — au-dessous ou au-dessus d’elle — et leurs méthodes de découverte n’ont rien à voir avec la logique rigoureuse. Le savant prouve le mouvement de la pensée en avançant dans la connaissance; mais le philosophe se venge en mettant en question la valeur de la science. Le conflit entre la rigueur et la fécondité s’élargit; il fait naître le problème de la connaissance et de la valeur de la science. |