Dominique Meeùs
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344.
Non à l’Europe impérialiste, réactionnaire et allemande

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Dans les rapports de production actuels, l’Europe unifiée s’achemine vers une monopolisation accrue, vers une force de répression supranationale, vers une superpuissance impérialiste sous la domination allemande. L’unification politique et militaire de l’Europe constitue une menace pour la démocratie et la paix. Il ne faut donc pas applaudir, mais s’opposer au renforcement des institutions politiques européennes.

Avec la disparition des frontières économiques, la lutte de classe prendra inévitablement un caractère plus international, plus ouvert et moins entravé par les contradictions nationales. L’internationalisation place le syndicalisme devant une situation comparable à celle du début du capitalisme. Au 19e siècle, le capitalisme se développait au niveau national, d’une manière explosive, sans obstacles, sans l’entrave de législations sociales. Aujourd’hui, le capitalisme se développe de la même manière au niveau international, c’est-à-dire selon les lois et les méthodes du libéralisme pur.

Opposer à ce développement le modèle social-démocrate de « conquête du pouvoir » bureaucratique, basé sur la concertation, revient à engager le mouvement ouvrier dans une voie, qui, au niveau national, a déjà conduit à une intégration poussée, mais qui, au niveau international, conduira encore plus manifestement à l’impuissance et à la capitulation.

Au 19e siècle, les premières lois sociales, les premiers acquis de la classe ouvrière ont été arrachés par la lutte et les révoltes contre le patronat. C’est dans ce combat que les ouvriers se sont constitués en classe, que la classe ouvrière s’est unifiée et a fondé ses organisations. Les organisations qui menaient la lutte la plus radicale jouissaient de l’appui de la classe ouvrière. Aujourd’hui, c’est le même chemin qu’il faudra suivre, au niveau international et dans une perspective révolutionnaire.

Face à l’éparpillement syndical, le syndicalisme de combat œuvre pour une plus grande unité des syndicats européens, sur base de la lutte de classe et d’un programme anticapitaliste.

Dans cet esprit, le syndicalisme révolutionnaire doit promouvoir les contacts directs avec les syndicalistes de tous les pays européens. Il faut nouer ces contacts à tous les niveaux du syndicat. Ils sont d’une importance vitale lors de chaque mouvement de grève dans l’un des pays membres de la Communauté européenne.

Un programme anticapitaliste radical au niveau européen signifie qu’il faut défendre les acquis et lutter pour un nivellement vers le haut, en étendant à tous les pays européens les meilleurs acquis des travailleurs. Maintenant, c’est la tendance inverse qui se manifeste, l’abaissement aux revendications minimales, « pour défendre les plus faibles ».

Pour empêcher que la lutte concurrentielle entre les capitalistes européens, japonais et américains se fasse sur le dos des travailleurs, il faut également établir des contacts directs avec des syndicalistes des États-Unis et du Japon. Les transnationales et les monopoles s’efforcent d’introduire en Europe les méthodes d’exploitation les plus avancées des États-Unis et du Japon. Le syndicalisme révolutionnaire oppose un soutien effectif à la lutte syndicale aux États-Unis et au Japon.

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