4. Le caractère fétiche de la marchandise et son secret

Le Capital, Livre I, chapitre 1. En allemand (v. 2), 1872:47 (déjà en grande partie en 1867:35). En français (v. 2A), 1872fr:28. En français (selon v. 4), 1983:81.

Pour ne pas alourdir, alors que ce passage est très long, pour en rester à trois colonnes, je renonce à juxtaposer la version NTA (où ça commence p. 46, ligne 1442.)

Il me semble que ce que donne la traduction Roy, c’est essentiellement celle du texte de 1867. Cependant, en 1867, [S] et [T] suivent [A] et je n’y trouve pas [U] et [V]. Il y a donc là des modifications pour la deuxième édition allemande que Roy a bien reçues. Par contre, d’autres améliorations de l’allemand auront encore été faites ensuite, trop tard pour la version française. Le [J] en français (v. 2A), je ne le trouve pas dans la première version de 1867, ni dans aucune autre en allemand. L’appareil de la NTA (p. 64, à propos de la ligne 1541 de la NTA) indique qu’on le trouve dans une « unbetitelte Sammlung von Blättern zur Vorbereitung der 2. deutschen und der französischen Ausgabe ». Ainsi Marx aurait eu l’intention d’ajouter ça là ; il l’a sans conteste communiqué à Roy, puisqu’on le retrouve dans la v. 2A ; il a, en fin de compte, décidé de ne pas le retenir dans la v. 2. Ce n’est bien sûr pas une différence dramatique. Cela illustre seulement la complexité des relations entre les versions 2 et 2A.

À la fin du [A], Roy omet pour simplifier, des mots qui sont bien dans le texte de 1867. Dans le [O] en français de 1872, il y a plus qu’un exemple manquant par comparaison à l’allemand de 1872 ; le sens du passage change un peu quant à l’invocation à la composition chimique.