Dominique Meeùs
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Note sur le matérialisme historique, sur la force de travail et sa reproduction, comme point de départ d’un féminisme marxiste

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Je rumine ceci depuis plus longtemps1 et j’ai fait plusieurs tentatives de rédaction, très fragmentaires, inabouties ; j’ai pensé en décembre 2019 être arrivé à quelque chose qui commençait à prendre forme, d’abord sur la force de travail, chose que j’ai alors publiée ici. Depuis, j’ai beaucoup élargi et je continue à développer ça. Les remarques sont bienvenues.

Ce que je vise, c’est d’avancer sur le féminisme marxiste, qui prend de plus en plus de place dans ma bibliographie. Voir marxist feminism ou féminisme marxiste dans l’index des notions. J’aurais pu mettre la note là, comme j’y ai mis un survol de la littérature de l’époque. Je la mets ici, parce qu’avant d’en arriver au féminisme, j’invoque diverses notions et idées fondamentales qui la lient à mes notes de lecture sur le marxisme.

Je pense que les idées sont plus ou moins en place. Il faudrait retravailler complètement la rédaction, la resserrer, éviter un ton parfois répétitif, redondant. Ajouter quelques références croisées entre les parties de ce texte, mais surtout des références à Marx et à ma bibliographie (liens ci-dessus). Marquer des notions qui doivent passer dans l’index des notions. Dans la bibliographie aussi, marquer plus de notions comme devant être indexées.

Les tentatives de féminisme marxiste sont souvent marquées par un double réductionnisme : de l’histoire au capitalisme seul et, dans le capitalisme, de la superstructure à la base. C’est pour cela que je commence par un chapitre sur le matérialisme historique.

La clef du capitalisme, ce qui le définit, c’est l’exploitation et donc l’achat de la force de travail et la valeur de celle-ci.

L’humanité satisfait ses besoins par du travail social, une production sociale, collective, dans certains rapports de production, mais certaines choses sont faites, sont produites dans des gestes privés. Sous le capitalisme, une partie du produit social va à la production de la force de travail, mais il y entre aussi une certaine production privée.

Ces différentes considérations devraient constituer, je l’espère, une fondation pour un féminisme marxiste dans lequel j’invoque, sous le capitalisme, dans la superstructure, un patriarcat qui lui est étranger, mais héritage des époques antérieures.

Notes
1.
Quand en mars 2018, dans ma bibliographie je critique férocement Foster & Clark 2018a, je suis certainement préoccupé depuis un certain temps déjà de certaines théorisations marxistes maladroites, schématiques sur la question des femmes et — lorsqu’on soulève la question de la reproduction de la classe ouvrière — j’ai dû très vite avoir l’idée que c’est, par définition, une question de valeur de la force de travail.