Dominique Meeùs
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Divers
On peut éditer /etc/gdm/gdm.conf pour :
Autoriser root à ouvrir une session graphique. Tout à fait déconseillé, mais bien sûr (donc), je l’ai fait, au début, sous Debian. Avec Ubuntu, ça se présente autrement donc je laisse :
[security]
AllowRoot=false
Ubuntu 8.10 facilite le changement d’utilisateur. Ce truc devient donc moins utile, sauf si on veut maintenir les deux utilisateurs actifs en même temps et passer rapidement de l’un à l’autre.
Obtenir plusieurs sessions graphiques. J’en ai demandé deux, une (7e console) pour l’utilisateur principal et une (8e console) pour démarrer root ou guest sans devoir abandonner ma session. Ces derniers temps, la 8e console contient le plus souvent des messages du démarrage et dans ce cas, la deuxième session graphique est dans la 9e console.
[servers]
0=Standard
1=Standard
Autoriser le démarrage sans mot de passe de certains utilisateurs. Ce n’est peut-être pas une bonne idée (sécurité sur le réseau) mais peut être plus facile pour guest.
LocalNoPasswordUsers=guest
Démarrer automatiquement certains utilisateurs, ce qui se fait alors toujours sans mot de passe. C’est confortable pour l’utilisateur principal, mais ce n’est peut-être pas une bonne idée (sécurité sur le réseau et sécurité locale si les visiteurs savent comment on change de console).
[daemon]
AutomaticLoginEnable=true
AutomaticLogin=monlogin
Dans mes premières installations de Debian, le serveur X ne démarrait
pas. J’ai chipoté sans succès dans /etc/X11/XF86Config-4. J’ai lancé
dpkg-reconfigure xserver-xfree86
qui m’a posé les mêmes questions qu’à l’installation plus quelques unes plus précises.
Je n’ai malheureusement pas pris des notes complètes de tous les choix, judicieux ou
non, que j’ai faits pendant cette reconfiguration. Je me souviens cependant avoir
choisi le pilote nv (parce que ma carte graphique MSI est basée nVidia).
Ensuite, ça marchait. Les distributions récentes utilisent XOrg donc pour résoudre les
problèmes d’affichage, ce serait
dpkg-reconfigure xserver-xorg.
displayconfig-gtk, mais c’est moins complet. Les deux commandes
écrivent dans /etc/X11/xorg.conf.
Je ne suis pas très au fait des guerres de religion entre tenants de KDE et de Gnome. Je trouve que pour travailler efficacement, il faut développer des habitudes, des automatismes, donc il faut choisir et dans Debian, j’avais choisi Gnome. J’ai eu vaguement l’impression que c’était (un peu comme avec Debian) le choix des puristes et comme je suis un peu snob… Avec Ubuntu, c’est Gnome par défaut, mais il existe une variante Kubuntu pour ceux qui sont malheureux sans KDE.
Ce qu’on a sur le bureau (desktop) correspond au contenu du dossier
~/Desktop. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’appelle « Desktop » ou
« Bureau », c’est parce qu’il est inscrit comme tel
XDG_DESKTOP_DIR="$HOME/Desktop" dans le fichier de configuration personnel
~/.config/user-dirs.dirs. C’est là aussi qu’est indiqué dans quel dossier
on télécharge et cetera. (En reprenant un backup complet après une réinstallation,
j’avais pour une raison mystérieuse tout mon répertoire home ~ comme
bureau. J’avais XDG_DESKTOP_DIR="$HOME/" et j’ai dû chercher très
longtemps une explication de ce point peu documenté. J’avais le tort de chercher du
côté de Nautilus alors que c’est précisément d’un niveau plus élevé : c’est le travail
de freedesktop.org pour des
configurations communes à KDE, Gnome et autres environnements.)
Une fois qu’on sait ça, on peut changer le Desktop hérité d’une
ancienne installation en Bureau si l’on préfère. Il suffit de renommer le dossier, de
corriger sa référence dans ~/.config/user-dirs.dirs, de se déconnecter et
reconnecter.
Dans le même ordre d’idées, le menu Raccourcis de Gnome
(Places en anglais) est le même que celui que l’on peut afficher dans la
colonne de gauche de Nautilus. Dans Nautilus on peut enlever ou ajouter des raccourcis
(par exemple en les faisant glisser), ce qui modifie du même coup le menu
Raccourcis du bureau Gnome.
Les miroirs ou dépôts de paquets sont dans
/etc/apt/sources.list. On peut trouver les meilleurs miroirs Debian avec
apt-spy. Cette commande est spécifiquement Debian. Pour Ubuntu, il faut se contenter de netselect moins
sophistiquée, mais une fonction de sélection est maintenant intégrée dans Synaptic.
La commande dselect est visuelle et puissante et je l’ai
beaucoup utilisée au début dans mes premiers essais de Debian, mais relativement
difficile. Debian recommande d’utiliser plutôt aptitude. Si on connaît le
paquet que l’on veut installer, apt-get install nomdupaquet est plus
simple. Pour choisir ses paquets et faire régulièrement des mises à jour intelligentes,
le mieux est d’utiliser Synaptic. Pour des paquets qui ne sont pas dans les miroirs
habituels repris dans /etc/apt/sources.list, on peut les télécharger dans
un répertoire local comme /usr/debs et faire dpkg -i
nomdufichier.deb.
Remarque session root: Le lanceur de
Synaptic proposé par Gnome ne marche que sous un autre utilisateur que
root (en demandant le mot de passe de root) parce qu’il
comporte une commande gksu. Pour le lancer dans une session Gnome comme
root, il faut éditer le lanceur et retirer gksu -u root de la
ligne de commande. Mais sous Ubuntu, il faut admettre
l’inutilité d’un utilisateur root et donc à fortiori d’une session Gnome
de root.
Pour le code, voir ci-dessous, l’excellent Bluefish.
En plus visuel, l’éditeur Serna Free de Syntext est, comme son nom l’indique, gratuit. C’est dans les paquets d’Ubuntu depuis la version Maverick 10.10. Pour des versions plus anciennes d’Ubuntu ou autres distributions, cela existe quand même en format de paquet Debian. Ajouter la ligne
deb http://downloads.syntext.com/deb/ oss main #Syntext
pour l’éditeur XML Serna Free
à son fichier /etc/apt/sources.list ou, mieux, dans
un fichier séparé du dossier /etc/apt/sources.list.d. Serna comprend les
dialectes DocBook (mais pas 5.0), DITA et bien d’autres. Malheureusement, pour une
sombre histoire de licence (free, mais pas assez pour la prudence de Syntext), Serna en
est resté à TEI 4. C’est pour ça que j’ai tissé entièrement à la main en TEI 5, grâce à
Bluefish et à ses snippets, mon seul essai TEI, ma pièce d’épreuve, le gros Manuel d’économie politique. Notez que c’est aussi un éditeur
xhtml assez visuel, presque wysiwyg.
Du temps de Windows, j’adorais l’excellent Arachnophilia 4 pour sa capacité de personnalisation. Je pouvais créer des barres d’outils et des boutons pour mes balises et mes styles favoris. L’auteur a voulu échapper au monopole de Microsoft (bravo) et il a créé Arachnophilia 5 sous Java, donc indépendant de la plate-forme pourvu qu’elle supporte un Runtime Environment de Java. C’est un effort méritoire mais l’Arachnophilia 5 est très inférieur à l’Arachnophilia 4. L’auteur propose d’ailleurs toujours le 4 sur son site.
Sous Linux, oubliez tout ça. Il y a un
éditeur html (et autres codes) excellent, c’est Bluefish. Il est très personnalisable (comme
Arachnophilia 4, mais en mieux). L’ancien Menu personnalisé (Custom
menu) peut être récupéré dans les Snippets. Je me suis même fait
des snippets de TEI et mon Bluefish est devenu ainsi un excellent outil d’édition de
TEI en code. On pourrait faire de même avec tous ses dialectes habituels d’XML.
Bluefish a une très bonne gestion intelligente de la sélection par mots (en coupant par exemple même aux apostrophes, aux chiffres, etc. On peut maintenant afficher les espaces et les tabulations, replier et déplier les blocs, etc.
Ne pas oublier d’installer le paquet tidy. On peut
l’utiliser à partir de Bluefish et de KompoZer. Étudier la configuration de Tidy pour obtenir
les résultats désirés.
J’avais des exigences contradictoires avec les concepteurs de HTML
Tidy. Je voulais encoder mes fichiers en utf-8 qui est la locale de ma distribution,
mais je voulais quand même remplacer autant que possible les caractères accentués par
des entités HTML pour ceux dont le browser foireux ne lirait pas utf-8. Je pouvais
prétendre que mon document était ascii, mais alors j’avais un problème avec le ù de
Meeùs dans la balise meta name="author". Mais si l’encodage est utf-8,
Tidy retransforme les entités en caractères accentués utf-8. Les
dernières versions de Tidy comportent une option preserve-entities qui
laisse inchangées les entités bien formées déjà présentes dans le document. Cette
option est récente. J’ai essayé. J’ai dû désinstaller le paquet tidy 0.99 de 2005
d’Ubuntu 7.10 et installer par alien -i les paquets
libtidy-1.0.20070815-5.4.i586.rpm et
tidy-1.0.20070815-5.4.i586.rpm de Suse. Ensuite, j’ai dû leur donner une
priorité Pin-Priority: 500 dans /etc/apt/preferences pour que
la distribution ne me propose pas éternellement de les « mettre à jour » à l’ancienne
version. Je suis revenu depuis à la version de la distribution. J’ai abandonné
l’idée d’utiliser des entités (ce qui donne un code illisible — il est bien plus
agréable d’écrire le code avec les accents — et on peut utiliser le correcteur
d’orthographe qui butait sur les entités). Tant pis pour ceux qui auraient un browser
trop vieux pour lire l’utf-8.
Attention : pour que html-tidy lise le fichier d’entrée et écrive le
fichier de sortie en utf-8 (par défaut, c’est ascii), il faut écrire dans
~/.tidyrc la ligne char-encoding: utf8 et non
utf-8 comme on aurait tendance à le faire spontanément !!!
Si on
teste dans un terminal, on peut voir d’éventuels messages d’erreur intéressants. Une fois
qu’on a ce qu’on demande, c’est un outil très utile. Mal paramétré et non testé, Tidy
peut être très destructeur : si on l’a paramétré pour considérer comme utf-8 le fichier
d’entrée et que ce n’est pas le cas, il corrige tous les caractères accentués. Il faut
toujours vérifier, et le cas échéant modifier, l’encodage digital du fichier.
J’ai beaucoup composé directement en code mais j’admets que c’est un peu fastidieux. NVU est un éditeur wysiwyg encore un peu jeune (ils ont sorti triomphalement une version 1.0 qui mériterait plutôt le nom de beta) mais prometteur. Il est plein de bugs. Dans les FAQ, à la question « Is the Nvu project still active ? », l’auteur avoue qu’il est occupé à refondre complètement l’application ; pendant ce temps-là, il ne corrige pas les bugs. Depuis, KompoZer a repris le flambeau. KompoZer se trouve maintenant dans les dépôts de paquets d’Ubuntu.
Parfois NVU se fatigue à l’utilisation. Après une certain temps ou
dans certaines circonstances que je n’ai pas pu identifier, il refuse de coller ce que
vous avez copié ou coupé (ou bien il le colle ailleurs, même dans une autre page,
attention !) Parfois il nie même que vous ayez copié quoi que ce soit : dans le menu
Edit, les commandes Paste et Paste without
formatting restent en grisé. (Mais c’est peut-être à partir d’OpenOffice.org qui
ne s’entend pas bien avec toutes les applications pour le copier-coller.) Quand les
ennuis commencent, il faut quitter NVU et le redémarrer. Idem en KompoZer.
En html, un ou plusieurs blancs du texte dans le code (espaces ou
nouvelle ligne) sont toujours rendus par une seule espace à l’affichage (l’espace des
typographes est un mot féminin). Pour permettre de plus grand écarts, NVU et KompoZer
introduisent des espaces insécables à partir de la deuxième. Si c’était involontaire et
que vous effacez la première espace, la deuxième reste insécable. Si vous effacez un
mot, ou si vous insérez un mot en commençant par insérer une espace à la suite du mot
précédent, vous créez une situation avec deux espaces. Vous obtenez ainsi de diverses
manières des espaces insécables indésirées. Avec un peu d’adresse ce peut aussi être un
moyen détourné (je n’en connais pas d’autre dans le mode WYSIWYG de NVU et de KompoZer)
d’introduire des espaces insécables là où il en faut. De manière générale, c’est une
faiblesse de NVU et de KompoZer ; on obtient difficilement les
espaces insécables voulues et beaucoup trop facilement des espaces insécables
là où on ne les a jamais demandées et où ça gène. Si on active le correcteur
d’orthographe, les mots liés indûment par une espace insécable apparaissent comme un
mot incorrect, souligné en rouge. C’est une manière de les détecter. Trier dans le code
les nbsp justifiés et les parasites, c’est très fastidieux
Il doit y avoir un problème avec les CR (carriage return) et/ou LF (line feed) dans NVU. En tous cas le code produit par NVU donne facilement une inflation de lignes blanches quand on l’ouvre dans Bluefish ou gedit.
Il est très difficile d’obtenir un code lisible quant à la présentation (retours à la ligne, indentations) et même en jouant sur les options, NVU et KompoZer détruisent souvent la présentation soignée qu’on aurait mise avant dans son code. Passer ensuite HTML Tidy en dehors de KompoZer.
KompoZer permet l’insertion d’une table des matières crée
automatiquement sur les titres html. C’est très utile. Mais
attention ! Si on écrit sa page avec un autre éditeur (comme Bluefish)
et qu’on ne l’ouvre dans KompoZer que pour créer ou mettre à jour la table, KompoZer
crée ou met à jour la table mais n’a pas conscience de ce que le fichier est modifié
(parce qu’on n’a pas soi-même écrit quoi que ce soit dans l’éditeur). L’icône disquette
Save reste grisée et inactive. Si on ferme le fichier ou si on quitte
KompoZer, le travail est perdu sans rappel « Enregistrer oui ou non ? » Il est prudent
d’insérer quelque part un blanc (puis de l’effacer) pour qu’il y ait eu une opération
d’édition et qu’on ne puisse par inadvertance quitter sans sauver.
Dans le menu Help, la plupart des commandes renvoient au site mais le
browser ne démarre pas. Il faut ajouter les lignes
user_pref("network.protocol-handler.app.http", "/usr/bin/firefox");
user_pref("network.protocol-handler.app.https", "/usr/bin/firefox");
dans le fichier user.js du sous-répertoire de son profil dans le
répertoire caché .nvu.
Tout cela étant dit, KompoZer est mieux que rien, mais les espace insécables indésirés, c’est très ennuyeux. Depuis, Amaya ayant fait de gros progrès, on n’est d’ailleurs pas sans rien.
Il reste des bugs et des limitations, mais Amaya a fait de grands
progrès. Il ne supporte pas le Javascript. Je ne sais pas comment il est programmé,
mais ce n’est sûrement pas du gtk2 et ça se voit. En particulier, on ne peut pas entrer
des codes Unicode au clavier comme en gtk. (Mais on peut le
faire dans les dialogues, en particulier pour remplacer. Je peux donc écrire -- et
remplacer par U+2014.) On peut insérer une espace insécable par Ctrl+barre
d’espacement. C’est un caractère Ua0, pas une entité
, qui n’est pas rendu en WYSIWYG, mais est rendu par par ~ dans
l’affichage du code. La police d’écran par défaut est Times New Roman, pas Unicode et
trop petite. On peut la grandir avec le zoom mais pas la changer dans les préférences.
(On peut changer de police dans un fichier de configuration
compliqué.)
L’affichage réagit lentement à la souris ou au clavier et on sélectionne toujours trop ou trop peu. Méfiance avant d’effacer.
Quand on corrige l’orthographe, après quelques mots l’application se ferme sans sauver. (Quand on la rouvre, elle demande si elle doit récupérer le fichier.) Elle corrige aussi les tags — ou du moins une partie d’entre eux ; c’est peut-être un dérangement passager.
L’équipe de développement d’Amaya est probablement plus active et avec plus de moyens que celle de KompoZer. KompoZer n’a d’ailleurs pas les mêmes prétentions. Il s’agissait seulement d’apporter de petites corrections et améliorations au code abandonné de NVU en attendant mieux, comme un éventuel nouveau Composer du côté de Mozilla. Amaya est un projet beaucoup plus ambitieux. Il est très orienté XML et permet d’insérer du SVG et du MathML dans une page XHTML. Dommage que Microsoft Internet Explorer sabote les efforts en ce sens. Dommage qu’Amaya ne supporte pas beaucoup d’Unicode. On ne peut même pas afficher les signes prime et seconde (double prime) U+2032 et U+2033. C’est un comble pour un éditeur XML et MathML.
Les développeurs d’Amaya ont l’air un peu prisonniers de leurs
habitudes personnelles et peu préoccupés de reprendre les modes de fonctionnement et le
style d’interface des applications existantes. Il faut donc du temps pour apprendre à
s’en servir. Amaya fait aussi des tables des matières. Les tables des matières
récupèrent comme cible des liens les id existants (KompoZer met des
numéros aléatoires).
Dans l’ensemble, dans un Amaya actuel (j’écris ceci avec 11.3), il n’y a plus de défauts vraiment destructeurs et les qualités l’emportent largement sur les défauts.
J’ai abandonné depuis un bon bout de temps ma résolution de n’écrire que des entités au lieu de caractères accentués. Du coup, écrire en code devient plus facile (plus lisible, en tous cas). Le code de KompoZer n’est pas mauvais, mais il est mal disposé. Le problème des espaces insécables est vraiment très chiant. Dans certains textes, j’utilise beaucoup de blockquote, que je ne trouve pas le moyen de mettre facilement en KompoZer.
Amaya ayant (enfin) surmonté ses graves maladies de jeunesse, je commence à l’utiliser beaucoup pour écrire en wysiwyg. Je continue à utiliser beaucoup Bluefish aussi avec mes snippets personnalisés quand il s’agit de fignoler le code.
Mon hébergeur (one.com) me donne des statistiques basiques sur les
accès à mon site. Je peux aussi télécharger le journal qui est très détaillé donc assez
illisible. L’application Visitors (paquet visitorsn’a pas de sortie
graphique mais permet de sortir une analyse dans un fichier html ce qui est tout aussi
bien. Les renseignements obtenus sont passionnants. Voir une sortie d’écran sur le site de Visitors. La commande
visitors -A -m 50 200709access.log -o html >
200709report50.html
me donne en html une analyse de toutes les rubriques jusqu’à 50 lignes par rubrique.
Ce qui convient à l’écran ne convient pas nécessairement à
l’imprimante et rares sont les auteurs de pages qui prévoient un style différent pour
l’impression. Il est possible d’imposer (?) ses propres normes par un feuille de style
locale. Il faut écrire userContent.css dans le dossier chrome
de son profil Firefox. On y trouve déjà un userContent-example.css dont on
peut s’inspirer. Ça a de l’effet sur des textes qui n’ont pas de style trop
particulier.
Voir aussi dans les questions de formats la sauvegarde des marque-pages et leur publication sur le Web en format xml XBEL.
La fenêtre de dialogue Bookmark this page (Marquer cette
page…) de Firefox est embêtante parce qu’elle ne propose que les derniers dossiers
utilisés. Il faut cliquer une petite flèche à droite pour ouvrir tout l’arbre.
L’extension OpenBook modifie ce comportement. (Menu Tools,
commande Extensions.)
Il arrive souvent que Firefox estime que « la précédente session
s’est interrompue inopinément » (et propose de « Restaurer la session précédente »)
alors que ce n’est pas du tout le cas. Il semble que Firefox est tellement lourdaud (ou
qu’il a un bug) qu’il n’arrive pas à fermer dans un temps raisonnable sur un signal
TERM (ou SIGTERM) et qu’il est donc finalement victime d’un
KILL. On peut éviter ce dialogue de restauration de session en modifiant
browser.sessionstore.enabled de true en false
dans la page about:config (écrire la clef si elle n’existe pas).
Dans le menu Édition, commande Préférences,
onglet Vie privée, on peut demander (ou non) à Firefox de « Se
souvenir des informations saisies dans les formulaires et la barre de
recherche ». Si on trouve que c’est une atteinte à la vie privée, on désactive
l’option et on fait un grand nettoyage pour que ces informations soient effacées. Que
faire si on trouve que c’est bien pratique mais qu’on est énervé par l’éternel retour
d’une information erronée qu’on a eu le malheur d’introduire un jour dans un
formulaire ? Supposons que j’ai introduit un jour Dominque au lieu de Dominique. Je
veux effacer cette erreur sans perdre les autres informations stockées. Je vais dans
mon profil (un répertoire caché du genre ) et j’y ouvre avec un éditeur le fichier
~/.mozilla/firefox/azerty1234
~/.mozilla/firefox/azerty1234/formhistory.dat.
Je dois chercher une occurrence de Dominque mais dans le format de ce
fichier, il y a $00 après chaque lettre. Donc chercher
D$00o$00m$00i$00n$00q$00u$00e$00.
Je le trouve dans une parenthèse du genre
(16C=D$00o$00m$00i$00n$00q$00u$00e$00).
Je note très soigneusement le numéro 16C. J’efface la parenthèse. Je
cherche et j’efface toutes les courtes lignes contenant une référence à
16C dans la seconde moitié du fichier. (Merci à
http://pramur.wordpress.com/2007/03/28/109/.) Dans Firefox 3, ce n’est
plus formhistory.dat mais formhistory.sqlite. Heureusement,
il y a aussi une méthode simple.
En remplissant un formulaire, on obtient la liste des propositions contenant la proposition malheureuse. On met celle-là en évidence et on presse Maj+Efface (en franglais : Shift+Del). Et voilà, c’est effacé. (Je lis quelque part que Ctrl+Efface marcherait aussi.)
Le système d’impression classique est le LPD (line printer daemon) hérité de l’Unix de Berkeley (BSD). Le système d’impression moderne est CUPS. On peut voir les imprimantes CUPS sur la page http://localhost:631/
Il y a différentes applications pour installer
et gérer des imprimantes: Foomatic, gnome-cups-manager,
printconf... Dans les Ubuntu récents, les imprimantes sont
reconnues automatiquement ; rien à installer.
Les applications de la famille Mozilla veulent
confier l’impression à Xprint. Xprint à son tour s’adresse à LPD. Pour que Xprint
« voie » les imprimantes CUPS, il fallait ajouter le paquet cupsys-bsd qui
fournit une émulation du système LPD par CUPS. Dans les dernières versions
d’Ubuntu, ça marche tout seul.
Ma Lexmark E220 n’est supportée (?) par Lexmark que sous
RedHat. (Sous Windows, elle marche très bien, merci :-) mais ce n’était pas le but.)
J’ai transformé le paquetage .rpm en .deb avec l’utilitaire alien et je
l’ai installé mais il y ne fonctionne pas (l’application d’installation
/usr/markvision/bin/lexprt accepte de créer un virtual device
mais pas de queue. Un nom de queue ne lui suffit pas, elle veut des alias
et si on veut donner un alias, elle prétend que le nom existe déjà et/ou elle se ferme
brusquement).
Aujourd’hui (en 2008) on trouve sur le site www.lexmark.com un pilote Debian. On l’installe comme
tout paquet .deb. On exécute sudo /usr/local/lexmark/setup.lexprint. On
exécute sudo lexprint. Je peux créer un périphérique virtuel, mais rien
faire avec. Si je veux créer une queue, l’opération se termine avec une erreur sans
explication. Lexmark veut tout faire autrement, il ne propose pas la reconnaissance
dans CPUS. Il ne fournit pas de PPD.
L’imprimante émule PCL 5e. Elle fonctionne bien en CPUS comme PCL 5e générique. Elle fonctionne aussi comme Lexmark Optra E+ ou comme HP LaserJet 5 avec plus de possibilités. Cependant les meilleurs résultats sont ceux du pilote générique Gutenprint en 300 × 300.
Mon scanner, Canon CanoScan D660U, est de ceux qui n’étaient (en 2004) absolument pas supportés par Linux. (C’est changé, voir plus loin.) J’ai cependant trouvé un message disant que l’application VueScan de http://www.hamrick.com/ le supporte. Et ça marche. C’est une application simple sans dépendances ni installation. On copie le fichier n’importe où et elle fonctionne. (Toute l’application est contenue dans un seul fichier exécutable.) Elle supporte une quantité phénoménale de scanners. L’interface X est fruste mais l’application est très sophistiquée.
Il y a un hic. À l’époque (version 7 ?), c’était gratuit pour
l’utilisateur privé sous Linux. Ce n’est plus le cas de la version 8, ce n’est pas bon
marché et la version 7 (que j’avais écrasée avec la 8) est introuvable. (In a message
dated 10/24/2004 6:03:59 AM EST, dominique.meeus@tiscali.be writes:
>> Is Vuescan still free for personal use under
linux?
— I regret to say that it isn’t. Regards, Ed Hamrick,
EdHamrick@aol.com, 24-10-2004.)
Nouveau. Avec les versions actuelles de Sane, le CanoScan D660U est supporté par le backend Plustek. Avec Ubuntu 5.04 (Hoary) et suivants, il n’y a rien à installer. Le menu des applications graphiques propose XSane et ça marche. Encore plus nouveau : presque deux ans après (mai 2006), maintenant que je n’en ai plus besoin, j’ai retrouvé une copie de VueScan 7 dans un répertoire d’archives.
On peut paramétrer XSane pour utiliser en arrière-plan Tesseract pour la reconnaissance de caractères.
J'avais tâté un petit peu de Debian (en 2003 ?) sans aller très loin, à côté d'une installation de Windows, dans une partition d'un disque trop petit. Je m'y suis mis sérieusement en montant une nouvelle machine fin mars 2004. C'était encore Debian. Le premier Ubuntu est sorti fin avril 2004 et j'y suis passé assez vite après. C'était nouveau pour moi et Le Linux pour l'utilisateur ordinaire n'était pas encore tout à fait ce qu'il est aujourd'hui. En 2011, un débutant un peu débrouillard pourrait installer Ubuntu lui-même et se mettre immédiatement à l'utiliser sans problèmes. Cette accessibilité, cette « user friendliness » a en fait progressé très vite à partir de la création d'Ubuntu. Dans les années qui ont suivi 2004, la rose avait encore un peu plus d'épines :
Monter une machine, ce n’est rien à côté d’installer un Linux. Et quand il est installé, il y a encore beaucoup de pain sur la planche (veel werk aan de winkel). Je suis content de ne plus dépendre de Microsoft, mais il est clair que Linux n’est adapté à l’utilisateur ordinaire (moi) — et un bureau Gnome ou KDE, avec Mozilla et OpenOffice.org, est assez adapté — que si c’est quelqu’un d’autre qui l’installe jusqu’au bout, y compris scanner, imprimante, son, lecteurs de média, accessoires et tutti quanti. Ici, le quelqu’un d’autre c’est moi aussi, au fur et à mesure que j’acquiers la compétence. (C’est devenu plus facile avec Ubuntu.) J’ai installé une machine pour une voisine débutante et elle ne s’est jamais plainte d’Ubuntu.
Est-ce plus difficile que Windows ? Je dois évidemment me souvenir que j’ai acquis graduellement une compétence significative de DOS et Windows sur presque 20 ans et que j’ai oublié les difficultés que j’ai parfois rencontrées. Mais je crois quand même que Linux est (était ?) nettement plus compliqué. Bien sûr, ça se réduit en gros à éditer des fichiers de configuration, mais allez savoir quand, comment, pourquoi et lesquels ! La documentation est très dispersée, non systématique et les différences entre distributions compliquent encore le tableau. Mais avec les dernières versions d’Ubuntu, sauf accident (et sauf les formats de médias propriétaires), on peut dire que c’est devenu nettement moins difficile que Windows.
mcJ’ai connu le DOS donc je peux utiliser la commande
cd et bien d’autres, mais il y a plus visuel ! Toutes les distributions de
Linux installent des tas d’éditeurs en mode texte qui sont sûrement connus des vieux de
la vieille du monde Unix mais pas de moi. Il suffit d’apprendre les commandes ? Mais
bon, moi j’ai déjà donné en apprenant WordStar. Je ne vais pas recommencer. J’ai trouvé
et installé mc (Midnight Commander, une adaptation à Linux du bon vieux
Norton Commander qui a rendu service du temps très ancien où on savait encore que le
DOS existait). Comme paramétrer (et réparer) Linux, c’est toujours écrire des fichiers…
Vous faites ce que vous voulez mais moi, sans mc, j’aurais déjà rendu mon
tablier.
En fait j’ai écrit ce qui précède sans connaître nano.
Il est certain que vi, avec ses différents modes, est pratiquement
inutilisable si on n’y connaît rien. Même quitter demande de connaître le truc. Par
contre, dans nano, on peut se débrouiller en partant de rien avec le
rappel des commandes au bas de l’écran. Bien sûr avec Ubuntu,
on utilise gedit. Mais il faut encore toujours avoir un autre éditeur en
cas de gros problèmes.