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Mixité au travail

Vingt ans ont passé. Une mixité partielle est devenue la norme dans la plupart des professions, dans les cadres de l’entreprise, dans les rouages de la vie politique. Il ne s’agit plus de l’exception qui confirme la règle, mais d’une insertion réelle et acceptée — bien qu’encore très minoritaire — des femmes dans la vie publique.

Cet acquis n’est pas mis en question, théoriquement du moins. Le principe de la reconnaissance des femmes, capables de partager à égalité avec les hommes les responsabilités de la vie sociale, est une étape franchie, un progrès de civilisation affirmé.

Le taux de l’emploi des femmes continue de progresser malgré la crise, malgré les horaires impossibles et l’organisation sociale déficiente… L’éventail de professions qui leur sont ouvertes s’est élargi et la promotion n’est plus aussi fermée qu’autrefois.

Progrès aussi dans l’évolution des opinions des groupements féminins, des syndicats, des partis… On s’y montre soucieux de ne pas prendre des mesures qui pourraient entraîner de nouvelles discriminations de fait. L’interruption de carrière a été ouverte aux hommes comme aux femmes et le congé de maternité n’est plus à la seule charge des entreprises qui occupent des femmes…