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Une décision des Nations unies

L’initiative leur paraît d’autant plus suspecte que l’ONU est loin d’être à l’avant-garde en matière d’égalité : seulement 3 % de femmes y occupent des postes à responsabilité. Qu’à cela ne tienne, Mme Helvi Sipilä, juriste finlandaise et seule femme ayant rang de secrétaire générale assistante, devient secrétaire générale de l’Année de la femme.

« Jamais année internationale n’a bénéficié de si peu de préparation et d’un si maigre budget. Jamais année internationale n’a fait autant parler d’elle4. »

À travers le nouveau féminisme et sa culture explosive, les femmes sont devenues un sujet prisé. L’initiative des Nations Unies profite largement de cet intérêt du public et des médias.

Pays par pays, une organisation se met en place. Émilienne Brunfaut est présidente du comité francophone pour la Belgique5. Le comité réunit 92 associations féminines et familiales qui proposent un vaste programme d’activités. Conférences et colloques sur les divers aspects de la condition féminine sont programmés dans tout le pays. Au Design Center de la galerie Ravenstein, se tient une exposition « La femme et les métiers de création » qui attire le succès ou la curiosité.

Notes
4.
Renée van Mechelen, Uit eigen beweging, éd. Kritak.
5.
Lucienne Herman-Michielsen préside le comité néerlandophone.