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L’action syndicale

En 1967, la FGTB proclame la Charte des droits de la femme au travail et la CSC adopte en 1967 le Statut de la travailleuse. Le syndicat chrétien suit en effet une évolution parallèle. Les problèmes des travailleuses y prennent une importance nouvelle qui se marque, par exemple, par la création en 1961 d’une commission consultative nationale pour les intérêts féminins. Deux femmes, Sarah Masselang et Miette Pirard, font successivement leur entrée au bureau de la CSC.

Dans les deux syndicats, des formations syndicales, spécialement destinées aux femmes, sont organisées. Elles aboutissent notamment à populariser la revendication « À travail égal, salaire égal ».

« En 1965, raconte Éliane Vogel-Polsky, Émilienne Brunfaut a organisé une formation syndicale à Zeezicht à laquelle des militantes de la FN, dont Charlotte Hauglustaine, ont participé. Je suis allée y exposer l’article 119 en disant : “cet article existe et tout le monde fait comme s’il n’existait pas…” Quelques mois plus tard, on a vu les grévistes de la FN brandir des calicots revendiquant “l’article 119”. Je me suis rendu compte alors que le droit était un outil pouvant réellement servir une lutte et j’ai pensé que c’était important de faire ce travail16. »

Notes
16.
Interview d’Éliane Vogel-Polsky, septembre 1991. Avocate, elle travaillait déjà alors à l’Institut de sociologie de l’ULB au Centre de sociologie du droit social.