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livres, poèmes
La mort blanche

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Un long et beau poème. Une promenade au bord de la mort. La mort comme bout des choses, comme basculement, comme amie peut-être ? Comme tentation. Les sabliers du bord de mer avec le sable qui coule, aride, avec le temps sans fin de la mer. Sur le sable, une forme blanche. Noyée d’avoir trop approché la mer, d’avoir voulu plonger dans l’immense, dans l’illimité ?

Une sorte de méditation qui plus d’une fois donne le vertige. Est-il bénéfique de se promener ainsi aux confins de la mort ? Est-ce lucidité, sagesse ? Nostalgie d’un autre monde ?

M.D.

Gros caillou du fond noir, du tréfonds du profond, de l’intérieur du noyau, du centre des couches ; au fin fond des apparences ; au fondement de l’intime ; à la base du constitutif. Gros caillou vital du fondement fondamental et du principe de base essentiel et véritable. Dans un camaïeu de gris, et jusqu’au noir très foncé, la cartographie des profondeurs, ou le cœur, ou le siège. Et son rayonnement.

Et plus encore que la terre, l’immense étendue illuminée, au diapason de l’immensité immense de l’éternité, diluée elle-même, délayée, dans l’immensité immense de l’éternité.

Les sabliers du bord de mer, par Annie Cohen, éditions Des Femmes, 1981, 179 pages.
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