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C’est tellement terrible que je ne sais que vous dire. Terrible, donc bien. Réussi. Pierrette Fleutiaux réussit à communiquer son cauchemar, son refus d’un monde qui n’est que froideur, emprisonnement, étouffement. Ce monde qu’elle décrit de façon suffisamment atroce pour donner envie de le quitter ou de le changer, ce monde n’est que matériaux durs: fer, plastic, pierre, verre. Cette matière, qui est d’abord un environnement, avale le vivant. Vous n’êtes pas seulement dans une forteresse, vous devenez fer, soudures, emmurement. Vous êtes devant une prison mais bientôt vous devenez prisonnier
Six nouvelles. Très noires, avec parfois des lueurs. Il semble exister un autre monde, fait de ruisseaux, d’herbe et de bonheur simple. Circuits initiatiques, cheminements de compagnons menés à travers l’insolite. L’écriture, très maîtrisée, conduit pas à pas le voyageur, à travers une réalité-fiction que les mots construisent avec une grande efficacité. À ne pas lire la nuit.
M.D.