Dominique Meeùs
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Paul Smith, « Domestic labour and Marx’s theory of value », 1978

Paul Smith , Domestic labour and Marx’s theory of value, chapitre 8 dans Feminism and materialism, Annette Kuhn and AnnMarie Wolpe, eds., 1978 (Kuhn & Wolpe 1978), p. 198-219.

Dans un chapeau au chapitre, Annette Kuhn and AnnMarie Wolpe font remonter la discussion du travail domestique et de son absence de valeur (dans le sens technique de valeur chez Marx), à l'article de 1966 de Juliet Mitchell.

Elles passent en revue :

Face à cela, elles relèvent dans le travail de Paul Smith qu'il souligne la différence entre travail productif et travail improductif au sens de Marx et qu'il classe le travail domestique parmi des activités utiles au capital mais extérieures à lui.

Elles soulignent que ces discussions théoriques ont des conséquences pratiques, sur l'organisation des luttes. Pour Mariarosa Dalla Costa, parce qu'elles sont indirectement productives, les femmes constituent une classe qui peut s'organiser sur cette base, d'où la campagne pour le salaire au travail ménager. D'autres reprennent d'Engels l'idée du caractère progressiste de la prolétarisation des femmes ou considèrent la situation contradictoire des femmes entre mode de production capitaliste et travail domestique et voient là un terrain de lutte.

Pour Paul Smith, le débat s'est centré sur le rôle du travail domestique dans la production de la force de travail et, de là, sur la question de savoir si ce travail contribue à la valeur de la force de travail (et donc si ce travail est productif ou non).