Dominique Meeùs
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Claude Mossé, « Les formes marchandes à l’époque archaïque », 1979

Claude Mossé, Les formes marchandes à l’époque archaïque, Sociétés archaïques : Contradictions et développement en Grèce et à Rome, Cahiers du CERM no 164, 1979, p. 33-42.

Il y a des signes d’échanges en Grèce « à partir de la fin du 9e siècle, début du 8e siècle » (page 33). (En clair, pour moi qui ai du mal avec les siècles, plus encore à l’envers : vers 800, 799.) Les biens de prestige font plutôt l’objet de dons entre individus. On a de vrais échanges marchands, entre communautés, avec des choses comme « les céréales, le vin, l’huile, les métaux usuels, plus tard les hommes » (p. 34).

Claude Mossé distingue (pages 34 et ss.)

  1. le « marchand » isolé,
  2. « l’aristocratie marchande »,
  3. la fonction commerçante de certaines cités.

Individus réputés marchands : « paysan d’Hésiode, le frère de Sapho, peut-être Solon1 ».

Dans l'aristocratie marchande, de gros propriétaires produisent des produits exportables (vin, huile d'olives) ou sont assez riches pour affréter des navires. (Mais certains auteurs contestent ça au nom du prestige de la terre et du mépris des marchands.)

Notes
1.
Je retrouve cette hypothèse sur Solon dans les Vies… de Plutarque :

… comme il était jeune encore, il s’adonna au négoce. Cependant, suivant quelques-uns, ce fut moins dans la vue de trafiquer et de s’enrichir que dans le dessein de connaître et de s’instruire que Solon courut par le monde. En effet, il faisait ouvertement profession d’aimer la science…